La bande à pied Follow Jah vise le jeune public

PUBLIÉ 2013-12-02


Depuis environ quatre mois, les musiciens de la bande à pied Follow Jah travaillent sur un projet éducationnel en direction du jeune public. L’idée émane de l’observation portant sur le choix des DJ pour animer les activités récréatives à l’inttention des jeunes générations. De l’avis des musiciens Réginald Joseph et Ricardo Batraville, ce projet leur offre l’opportunité de mieux faire connaître aux enfants et aux jeunes des éléments de la tradition haïtienne, particulièrement le rara reconnu par l’Unesco comme étant « la première tradition native d’Haïti ». Encadrés par Caracoli, réseau de diffusion artistique, les musiciens de Follow Jah se sont donc proposé de mettre en œuvre un atelier autour du rara à l’intention du jeune public. Depuis plusieurs semaines, ils travaillent avec différents intervenants pour concevoir et construire cet atelier, où ils présentent l’histoire de la musique « rara » traditionnelle, son évolution récente dans les bandes à pied, les principaux instruments qui le composent, etc. L’atelier est conçu de telle sorte que les enfants pourront chanter, jouer et danser avec les musiciens qui ont adapté pour eux des chansons bien connues du jeune public. Pascal Joseph, président de la bande à pied Follow Jah, se dit fier de la réalisation de ce projet : « Je suis très heureux de cette initiative, car c’est la première fois qu’un tel projet est mis en œuvre par une bande à pied, soutenu qui plus est par une instance internationale. J’en profite d’ailleurs pour remercier ici la BID. J’espère que nous serons accompagnés par la suite dans notre effort de transmission auprès des jeunes générations. C’est un enjeu important pour notre culture. » L’atelier sera prêt dès le mois de décembre. Plusieurs restitutions publiques seront programmées au mois de janvier pour mobiliser les autorités concernées et toutes les personnes soucieuses de la sauvegarde du patrimoine et de l’éducation de la jeunesse, en cette période de précarnaval. Le projet a obtenu le soutien du programme de développement culturel du Centre culturel de la Banque interaméricaine de développement.



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