Jeudi 29 septembre 2016









SANTE

Ces petites nuisances naturelles

Mon dit


Aujourd’hui nous allons parler de ces petits malaises, ces petits besoins qui pimentent notre vie, surtout quand ils nous arrivent de façon impromptue et en plus au plus mauvais moment. Ces petits maux sont naturels et nous guettent à tout moment. J’en ai fait une petite liste qui, je  l’espère, sera assez complète. Si d’aventure vous en trouvez d’autres, merci de me les envoyer par mail. Je compléterai mon article qui paraîtra dans le livre que je prépare depuis une dizaine d’années. Au fait, si vous trouvez des sponsors qui seraient d’accord pour me subventionner, faites-moi signe !

Des petits maux, commençons par le haut. Je vous vois venir, allant tout de suite à la fin de cet article dans l’espoir de vous repaître de succulentes anecdotes d’en dessous de la ceinture. Je ne vous promets rien, soyez sages et lisez-moi ligne après ligne, sans rien sauter. Donc du haut, disais-je, voici nos petits maux dont le moindre serait le larmoiement des yeux. Ah ! ces miroirs de l’âme ont la méchante habitude de s’embuer alors qu’on veut se montrer fort. Rien n’y fait; et pour couronner le tout, la voix se rempli de sanglots retenus que votre interlocuteur ne manquera pas de reconnaître. Mais ce petit travers possède quand même l’avantage de vous faire passer pour une âme sensible face au beau sexe qui, en s’empressant de vous consoler, tentera se savoir si vous êtes aussi sensible que sensuel. Cependant, avec le nez tout romantisme disparaît; imaginez-vous un peu honorant une belle avec un nez qui coule. Toutes positions supérieures vous sont interdites, de peur que lors d’un de vos spasmes orgasmiques vous ne répandiez sur la belle vos secrétions nasales que vous n’avez pas eu le temps de renifler tout en vous répandant en elle… Peu ragoûtant, n’est-ce pas ? Pour corser le tout, voilà que vous avez cette grosse toux bien grasse qui provoque chez votre entourage des quolibets dont vous êtes la victime, qui vous accusent de devenir un poitrinaire ; essayez après cela d’embrasser votre dulcinée, que nenni, elle a trop peur de ce que vous pourrez cracher… Place maintenant aux dames

Mesdames, combien de fois n’avez-vous pas été importunées par l’arrivée impromptue de la famille anglaise ? C’est du sang pour sang embêtant ! Cela repousse l’amant qui n’a rien d’un vampire, et voilà votre nuit que vous vouliez torride, qui vous faisait tant fantasmer, où vous vous voyiez déjà chevauchant ce pur-sang, se transformer en une joute platonique ; il y a vraiment de quoi se faire un sang d’encre. Le sang vous monte à la tête quand vous devez lui expliquer votre inconvénient et il se glace rien qu’à l’idée que le partenaire déçu pourrait prendre cela comme prétexte pour aller voir ailleurs, car, lui, il a ça dans le sang! Mais bon sang! que cela se complique quand vos incommodités s’accompagnent de vives douleurs. Mais revenons aux hommes.

Messieurs, n’avez-vous pas des fois l’impression que votre "entre-jambe" semble parfois douée de vie propre ? Elle ne cesse de se dresser aux moments les plus incongrus ; par exemple, quand vous êtes en costume de bain, pas facile de sortir de l’eau à ce moment ! Pour d’autres, c’est le contraire : alors qu’on s’attendait à un magnifique mât de misaine prêt à affronter vents et marrées, voilà qu’on n'a qu’un looser qui pend honteusement,  fixant obstinément de son regard de cyclope le bout de vos pieds. Pas de 6h10, mais un lamentable 6h30…

Mais la palme d’or revient aux besoins naturels. Laissons tomber l’urine, car on peut s’en soulager presque partout : au coin d’un mur, sur les roues d’une voiture. En Haïti, c’est un sport national pratiqué par des adeptes des deux sexes, là pas de discrimination de genre : tout le monde pisse dans la rue. Mais pour son voisin de palier, c’est une toute autre affaire. J’ai souvenance du jour où, friand des « fritay » de Miragoâne, ces dernières menèrent mon ventre à exprimer un impérieux  besoin quelque trente minutes plus tard. Je dû donc arrêter le camion, et les passager eurent l’ineffable privilège de voir le « doc » se plonger dans cette « nature qui t’invite et qui t’aime », et ce, sans avoir de quoi effacer l’opprobre de mon fondement. L’âme en peine, je ne pus me débarrasser de ma souillure qu’en utilisant une astuce que je dus  abandonner à côté du petit tas que j’avais émis. Bonjour l’angoisse du reste du voyage qui me tenaillait à la seule idée d’un nouvel épisode, car à ce moment avec quoi m’essuierais-je ? Si ce fatidique évènement devait arriver, je serais  littéralement dans la m…

Mais les besoins, comme la matière, s’expriment sous trois états : solide, liquide ou gazeux. Pour ces derniers, les moins graves sont ceux que nous rotons. Il n’est cependant pas de bon ton de les émettre à table où ils adorent surgir, surtout après l’ingestion d’une boisson gazeuse.  Pour son cousin d’en bas, c’est une autre histoire. Cependant, je me dois de vous défaire d’un mythe: la vesse refoulée ne se transforme pas en rot ! Elle va simplement attendre le moment opportun pour surgir, et cela arrivera plus facilement le soir en dormant, car à cet instant-là, nous ne risquons plus la vindicte de la société. C’est pour cela que notre conjoint(e) se retrouve le seul témoin de nos pétarades, le(a) pauvre ! En parlant de sonorité, il faut signaler les fameux conforts modernes qui sont de véritables caisses à résonance qui amplifient tout. La gêne grave arrive lorsqu’on se soulage en dehors de chez soi comme, par exemple, dans les toilettes d’un aéroport. Pour ne pas subir le sourire goguenard des auditeurs de vos émissions sonores, mieux vaut attendre leur départ !  Mis à part le bruit, le pet peut s’accompagner d’odeur,  et moins il fait de bruit, plus il affirme sa présence olfactivement. Comme répulsif, il n’y a pas mieux et le summum est de le faire dans l’air climatisé d’une petite voiture…

Bon! voilà, j’ai fini et j’espère que j’ai pu pour le moins vous faire sourire et au mieux provoquer une bonne hilarité ; on en a bien besoin pour commencer cette semaine !

 











AUTEUR
Dr Philippe Desmangles ; pdesmangles@yahoo.fr

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