Clôture d'un atelier en management à « Kay Mizik la »

« Kay Mizik la », centre de ressources pour la musique, a clôturé un atelier de formation en management organisé du jeudi 13 au lundi 17 septembre 2012 en son local à l'avenue John Brown, Lalue. Cette initiative vise à structurer l'industrie musicale haïtienne et à apporter des solutions collectives aux problèmes auxquels fait face cette filière.

Publié le 2012-09-18 | Le Nouvelliste

Culture -

 Pascale Jaunay, responsable de la médiathèque de « Kay Mizik la » et directrice de Caracoli, association chargée de promouvoir internationalement les musiques haïtiennes, également une des animatrices de l'atelier, a mis l’accent sur ce qu’est un manager et son rôle au sein d’une formation musicale. D'après elle, il est essentiel pour un  manager d’établir de bons rapports avec les musiciens pour garantir la bonne marche du groupe.  

Plusieurs autres  intervenants ont animé cet atelier tels Miléna Sandler, directrice de la Fondation Haïti Jazz et membre fondateur de Ayiti Mizik. Son exposé était surtout axé sur l’épineuse question du droit d’auteur, les conditions d’exploitation ou d’utilisation d’une œuvre artistique et l’importance de la signature de contrat de performance.

L’intervenant Nick Stratton, président de la BrandHaiti, a, pour sa part, mis l’emphase sur l’importance et l’utilisation des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Twellow, Hootsuite…), espaces démocratiques, pour faire la promotion efficace des œuvres afin de s’ouvrir à un plus large public. Tandis que Fabiola Dupoux Léger, ex-manager de Konpa Kreyòl, a insisté sur les particularités de l’industrie musicale haïtienne qui rendent plus complexe et malaisé le travail d’un manager telles  l’absence d'un cadre juridico- légal, le  machisme des producteurs, promoteurs et artistes qui perçoivent mal la femme dans le business.

 

Plusieurs participants n'ont pas caché leur satisfaction d’avoir pris part à cette série de formations. « Je pense que j’ai beaucoup de choses à améliorer dans ma carrière artistique solo. J’étais contente de participer à cet atelier d’échange. C’était une belle expérience et les interventions m’ont fait véritablement prendre conscience de ce qu'est le milieu musical dans lequel j’évolue », se réjouit la chanteuse Murielle Augustin, de son nom d’artiste  Miu.

Miléna Sandler, membre d’Ayiti Mizik, croit que les bénéficiaires ont été édifiés sur les différents points abordés et pourront pleinement en profiter.

Ce centre créé par l’Association haïtienne des professionnels de la musique, dénommé Ayiti Mizik, et financé par le programme Arcades de l’Union européenne, a réuni plus d’une dizaine de participants, dont des managers, des musiciens et des professionnels du milieu.

« Kay Mizik la », ouvert aux musiciens, musicologues, journalistes et mélomanes, organise des ateliers en sonorisation, en éclairage de scène et offre des cours de solfège. Il lutte pour le perfectionnement du métier de manager et de musicien  pour l’amélioration du marché musical haïtien. « Kay Mizik la » n’est pas une maison de production ni une agence de promotion. C’est un centre de documentation de la musique haïtienne et un lieu d’échange et de formation. L’un de ses nobles objectifs est de conserver le patrimoine musical haïtien. Il lance un appel à tous les détenteurs d’œuvres haïtiennes pour enrichir sa médiathèque. Il faut être membre de Ayiti Mizik pour bénéficier des ateliers de formation.    

Rosny Ladouceur rosnyladouceur@gmail.com Twitter: @rosnyladouceur.com Auteur
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