Eglise catholique

L'Église catholique modifie la célèbre prière « Notre Père… »

Publié le 2017-12-05 | Le Nouvelliste

National -

Désormais, les fidèles catholiques diront «Ne nous laisse pas entrer en tentation» au lieu de « Ne nous soumets pas à la tentation », une citation qu’on retrouve dans la célèbre prière des chrétiens tirée de l’Evangile de Matthieu 6 à partir du neuvième verset.

« Le 3 décembre prochain, 1er dimanche de l’Avent, la nouvelle formule du « Notre Père » entrera officiellement en vigueur dans toute forme de liturgie publique. Les fidèles catholiques seront invités à dire désormais «Ne nous laisse pas entrer en tentation» au lieu de « Ne nous soumets pas à la tentation » », a indiqué la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH), appliquant ainsi une décision de Vatican.

« L’Église croit comme elle prie. Si l’ancienne traduction du Notre Père nous interroge parce que l’on peut comprendre que Dieu nous éprouve en nous sollicitant au mal, la nouvelle est plus en accord avec le sens du texte et surtout avec le visage du Père que Jésus nous a révélé : « Dieu n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne » (Jacques 1, 13) », ont expliqué les évêques haïtiens dans une note publiée à la suite d’une assemblée plénière ordinaire organisée du 27 novembre au 1er décembre 2017.

« Ce n’est pas Dieu, mais le diable qui tente l’homme, lit-on dans la note. Ce que nous demandons en réalité au Seigneur c’est de ne pas nous laisser prendre le chemin qui conduit au péché. Il faut voir dans ce changement de formule une opportunité pour expliquer et creuser la question de savoir qui est Dieu pour chacun de nous, un Père aimant et compatissant qui est toujours à nos côtés. La tentation est une réalité de tous les jours et nous devons rester éveillés : « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. » (1 P 5, 8). Notre vie sur cette terre est un combat et la prière est la clé de la victoire. Demander à Dieu la force de combattre la tentation est un pas de géant vers une décision du cœur qui dit non au mal. »

Selon la Conférence des évêques, « La sixième demande du « Notre Père » nous éveille à la vigilance propre de l’homme qui est en combat permanent. Rendons grâce à Jésus pour la prière du« Notre Père », à l’Église notre Mère, qui nous apprend le sens et qui veille sur la prière et la foi du peuple de Dieu », conclut la CEH.

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