Un troisième centre de ressources frontalier inauguré à Malpasse pour accueillir les migrants

Publié le 2017-12-01 | Le Nouvelliste

National -

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de concert avec les responsables de l’Institut de bien-être et de recherches (IBESR) et l’Office national de la migration (ONM), a inauguré, le 29 novembre, un troisième centre de ressources frontalier (DRF), à Malpasse. Cette structure a pour vocation de favoriser l’identification et l’enregistrement des migrants déportés de la République dominicaine.

Deux de ces centres sont déjà opérationnels à Anse-à-Pître et à Belladère. Ils servent aussi d’espace de coordination équipé pour faciliter le renforcement des synergies entre les acteurs de protection locaux. Les agents sur place œuvrent dans l’orientation et l’assistance aux migrants vulnérables, ainsi qu’aux enfants non accompagnés ou séparés de leurs familles. Pour les responsables de l’OIM, les centres de ressources frontaliers constituent la pierre angulaire du projet d’enregistrement puis de référencement des migrants vulnérables vers les structures d’assistance (centres médicaux, centres d’hébergement et autres structures supportées par le ministère des Affaires sociales).

Fabien Sambussy, chef de mission de l’OIM, qui veut placer les CRF au cœur du mécanisme de protection des migrants revenus ou déportés de la République dominicaine, a fait savoir que « l’action des acteurs sociaux ne peut avoir de sens et d’impact que si elle est couplée à une gestion efficace de la frontière ». En ce sens, a-t-il ajouté, le déploiement de la police aux frontières et l’accord de coopération entre la police, la douane et l’immigration doivent rester une priorité du gouvernement haïtien et de ses partenaires internationaux.

La directrice générale de l’IBESR, Arielle Villedrouin, au cours de la cérémonie, a formulé le vœu que « ce centre soit un espace de rassemblement, un espace d’échanges qui va permettre une meilleure coordination entre tous les acteurs et beaucoup plus de synergie pour nous permettre d’accueillir ces migrants de façon digne ». Eudes Lajoie, directeur général de l’Office national de la migration (ONM), a souligné pour sa part la nécessité pour les institutions étatiques d’offrir des services à la population dans cette zone.

Ces centres ont été construits avec l’appui financier de l’ambassade du Canada. Ils représentent les premières structures étatiques qui assurent, sur les quatre points frontaliers officiels, un « retour digne et sécuritaire » des migrants haïtiens dans leur pays d’origine, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations.

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