Le mois de février 2026 s'achève.
Depuis quelques mois, lentement mais sûrement, des changements s’opèrent dans la compréhension de la communauté internationale des forces de sécurité haïtiennes.
En février 1986, à quelques jours d’écart, deux dictatures, sans effusion de sang, ont pris fin.
En quinze jours, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réussi à surmonter des obstacles que certains observateurs estimaient insurmontables.
Il y a de cela quelques années, en mars 2013, l’ambassadeur d’Haïti à Washington, Paul Altidor, avait, en conférence magistrale à l’université Quisqueya, présenté les objectifs poursuivis par le gouvernement américain en ce qui concerne Haïti.
Haïti dispose de six mille policiers dont seulement 400 se battent contre les gangs.
Il y avait peu de suspense.
Pour la première fois depuis des années, une administration américaine, celle du président Donald Trump, s’est affichée clairement et sans nuance en soutien à un responsable haïtien.
Comment se passent les derniers jours de nos présidents ? La question recueille rarement une réponse claire et unique.
Après la diffusion des images de politiciens cherchant à déposer leur candidature pour devenir président ou Premier ministre à l’occasion du processus d’inscription ouvert par trois membres sortants du Conseil présidentiel de transition, beaucoup d’observateurs se sont interrogés sur la viabilité de la classe politique haïtienne, particulièrement de la frange qui fait confiance aux conseillers-présidents qui se sont arrogé le droit de choisir leur successeur…
La question de savoir si la classe politique pro-CPT survivra au 7 février et au Conseil présidentiel de transition ne devrait pas se poser.