Marnatha I. TERNIER
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Mon Interdit

09 Jun 2026
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La normalisation de l’horreur : une crise du collectif

01 Jun 2026
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Je choisis mon étoile dans la nuit des hommes

05 May 2026
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Haïti 2026 : le sursaut de la parole ou l’abîme du chaos

14 Jan 2026
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Sous le ciel brisé d’Haïti, Noël cherche encore nos âmes

22 Dec 2025
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Ces jeunes médecins qui défient la peur et la nuit : Haïti debout

08 Dec 2025
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L'OEA en Haïti: trente ans d'échecs maquillés en assistance

04 Aug 2025
Alors que la crise haïtienne atteint des niveaux sans précédent, l’Organisation des États américains (OEA) se présente une nouvelle fois comme un acteur clé de la « stabilisation ». Mais derrière les discours d’assistance régionale se dessine une réalité plus trouble : trois décennies d’interventions inefficaces, d’ingérences diplomatiques et de stratégies déconnectées du terrain. Entre dépendance humanitaire et déficit de légitimité, l’OEA incarne-t-elle encore une solution, ou bien une part du problème ?
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Oloffson en cendres, mémoire en ruines : Haïti à l’épreuve de l’oubli

14 Jul 2025
Le 6 juillet 2025, l’hôtel Oloffson, symbole architectural et culturel de Port-au-Prince, a été ravagé par les flammes. Mais au-delà de la perte matérielle, c’est un pan entier de la mémoire haïtienne qui s’effondre. Ce drame met en lumière une crise plus profonde : celle d’un pays qui, faute de préserver ses repères symboliques, vacille dans l’oubli de lui-même. Ouvrons grand les yeux pour l’autopsie d’une défaite symbolique.
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Mon Atlas de vent

26 Jun 2025
Dans « Mon Atlas de vent », Marnatha I. Ternier déploie une langue tellurique, à la fois antique et charnelle, où le mythe d’Atlas se refonde en une confession cosmique. Ici, le titan n’est plus simple porteur de la Terre : il devient matrice du ciel, corps traversé d’embruns, de feu et de mémoire. Entre les éclats d’un souffle antique et les échos brûlants du monde contemporain, la poète noue la douleur au sublime, la condamnation à une forme de jouissance oraculaire. Le poème, tel un rituel, mêle mythologie et violence sacrée, pour engendrer une voix ivre d’éternité, suspendue entre la mer, le sang et le ciel. C’est une transe – lucide et sauvage – dans laquelle se consume l’humanité d’un dieu, ou la divinité d’un humain. Le titan Atlas, accroupi, portant une sphère céleste (ou terrestre) sur ses épaules, cette figure que dessine Marnatha ouvre une belle voie symbolique pour réfléchir à la notion de poids du monde, de responsabilité cosmique, mais aussi de résistance — un thème universel qui entre magnifiquement en résonance avec l’histoire d’Haïti, et plus encore avec celle de ses artistes, de ses femmes mythiques (Cécile Fatiman, Sanite Bélair, Catherine Flon, Marie Claire Heureuse, Marie-Jeanne Lamartinière), et de ses luttes contemporaines. Lire ce poème, c’est plonger dans une mer rouge, où chaque vague soulève les fantômes d’un passé incandescent — et les promesses d’un ciel à réinventer.
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Bohio, silence brûlant de notre oubli, crie encore

20 Jun 2025
À celles et ceux qui célèbrent les fêtes inscrites dans les calendriers officiels sans se souvenir, qui croient sans connaître, qui vivent sur une terre sans en nommer les morts, voici un rappel. Il est l’encre rouge des oubliés, la flamme tendue à l’âme d’un peuple trop longtemps exilé de lui-même. Voici une offrande. Un chant pour Caonabo, Anacaona, Guarionex, Bohechío, Cotubanama…Non pour les pleurer, mais pour les réinvoquer dans la dignité retrouvée. Car tant que Bohio crie encore, c’est que la mémoire n’a pas dit son dernier mot. Et peut-être qu’en l’écoutant, nous saurons enfin ce que veut dire être Haïtiens.