Le PAPJazz se poursuit à l’université Quisqueya

PUBLIÉ 2021-01-19
C’est à l’université Quisqueya que s’est déroulée, lundi soir, la 3e journée du PAPJazz. De Jakob Manz duo, en passant par « Real Project », pour aboutir à Zeklè, environ trois heures de musique rien que pour les délices des mordus du jazz présents !


Le jeune artiste d’origine allemande (pays à l’honneur de ce festival cette année) Jakob Manz, saxophoniste de 20 ans, et son pianiste Hannes Stollsteimer ont ouvert la 3e soirée du PapJazz. A travers des notes les unes plus touchantes que d’autres, le JaKob Manz duo a, semble-t-il, trouvé la bonne formule pour se faire comprendre du public malgré la différence de langues. Ne dit-on pas d’ailleurs que la musique est cette parole la plus profonde de l’âme ?

A l’aide d’un mélange de musique du monde, de musique de Cuba et de jazz... du jazz expérimental de « Real project », Haïti a eu la chance de savourer la toute première prestation du groupe en dehors de son pays d’origine, Cuba, environ huit ans depuis sa fondation. Rythmé et enthousiaste, ce quartet n’a ménagé aucun effort dans ses exécutions.

Comment ne pas parler des intermèdes assurés par Follow Jah tout au long des spectacles ?! Ils sont d’autant nécessaires qu'ils permettent au public de se divertir lors des transitions d’un groupe à un autre...

Cette 3e journée aura aussi été marquée par les grandes retrouvailles avec Zeklè, ce groupe des années 80-90 fondé par les frères Widmaier dont la performance était très attendue par plus d’un. Tant par des curieux qui n’ont pas vécu cette belle époque que par les nostalgiques qui ont pu étancher leur soif à travers des tubes comme « Pil ou fas», « Amelie », « Sodo », « Pito n pat zanmi »…  Une longue playlist triée sur le volet et majestueusement exécutée par les musiciens Mushy, Gérald Kebreau, Keke Belizaire, Fabrice Rouzier, Jakob Manz, Joël Widmaiër, Cisco, Arius, entre autres. Des morceaux qui gardent encore toute leur fraîcheur musicale. Il a fallu les premières notes de « Adje » comme cerise sur le gâteau pour emmener l’ambiance à son apogée. Le public a dansé avec ferveur au son de ce groupe à succès qui, il y a quelques décennies, jouait cette musique dite de la nouvelle génération. Quelle belle façon de clore le moment !

Mikenton Jean



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