Pour Steevenson Guyzmé et Marie Suzeley, KDC 51, plus question de danser comme avant

PUBLIÉ 2020-12-18
Steevenson Guyzmé et Marie Suzeley forment le duo KD 51. Pour ces natifs du Sud-Est, plus question de danser comme ils le faisaient avant le concours.


À la finale, le duo du Sud-Est a choisi “Moun damou” de Shleu Shleu, un morceau qui n’est pas de la génération de Steevenson Guyzmé et de Marie Suzeley. Et pourtant, ils offrent un show très original selon les avis du jury. Les deux danseurs confessent que toute leur vie avant le concours ils ne pensaient pas une minute à innover dans leur pratique du compas. "On se limitait aux "les zonyon" et au ploge, on ignorait qu’on pouvait en faire quelque chose de spectaculaire. On peut, au-delà du concours, quel que soit le verdict, aller vers des spectacles de compas”, confie Steevenson.

Marie Suzeley confie avoir été motivé à participer au concours parce qu’elle aime faire parler son corps, mais aussi parce qu’elle entrevoyait une exposition internationale que l’initiative peut lui offrir. "Un concours d’un telle envergure en plus sur la danse konpa, il n’y a aucune raison de le rater”, explique.

De l’expérience, ils n’en disent que du bien. Steevenson dit n’avoir pas les mots justes, sinon que se demander encore comment Ayiti Dans puisse avoir eu une telle inspiration. Marie Suzeley craint déjà d'avoir la nostalgie des liens tissés durant ce concours. “Tous ces gens avec qui on a traversé des moments difficiles supportés grâce à cet amour  de la danse, ça ne s’oublie pas. Il n’y a jamais d’esprit de compétition, on pouvait se conseiller l'un l'autre.”

Après le concours, le duo n’entend plus danser comme avant. Pour eux, avec autant de données sur l’histoire du konpa et sur notre identité haïtienne, il convient d’aller plus loin que des danseurs ordinaires. Ils se proposent déjà comme ambassadeurs du concours dans le Sud-Est et entendent encourager tout leur département à s’inscrire l'an prochain. 



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