Des artistes sensibilisent les PVVIH  

PUBLIÉ 2020-09-17
Rendre la charge virale indétectable chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), c’est l’essence de cette campagne d’éducation lancée par Institut Panos en partenariat avec le programme national de lutte contre le sida du MSPP, grâce au financement de l’USAID. Artistes et autres personnalités du secteur du divertissement prêtent leur voix à ce programme qui, selon eux, symbolise le droit à la vie pour quiconque. 


 E=E. Il ne s’agit pas d’une formule physique ou mathématique, mais plutôt d’une formule pour préserver la vie et la santé des personnes déjà atteintes du virus du sida et par ricochet celle des autres. C’est un appel à augmenter le taux de rétention des PVVIH sous traitement ARV (Antirétroviraux) et du coup, diminuer le taux de propagation du VIH. Endektab=Entransmisib. Tout simplement. « Il s'agit d'une campagne d'éducation thérapeutique des PVVIH qui consiste à développer, produire et diffuser des matériels, outils de sensibilisation et d'information sur les traitements ARV en vue d’augmenter le pourcentage de patients placés sous médicaments ARV, d’améliorer l’adhérence aux traitements ARV et d’accroitre le taux de rétention des PVVIH sous ARV », lit-on sur le site du programme.  

Entre information, éducation et sensibilisation aux traitements antirétroviraux, la campagne E=E s’inscrit aussi dans une lutte contre l’exclusion des personnes testées positives au virus du sida. Pour se faire, les tenants de ladite initiative utilisent des artistes et autres membres du secteur culturel et religieux comme canal, afin de toucher un maximum de gens.  « Tout ceci pour aboutir à une augmentation exponentielle du pourcentage de PVVIH ayant une charge virale indétectable tout en luttant contre la stigmatisation et la discrimination envers elles », indique-t-on sur le https://eegale.com.  
 

Talent incontesté de la musique haïtienne, le chanteur Roosevelt Saillant dit BIC est l’une des figures du programme Endektab=Entransmisib. Connu pour ses textes à caractère social et poignants, la voix de « Nou byen mal » croit que cette dernière rime bien avec l’essence de ses vingt années de carrière. « Dès que quelque chose touche ou tourne autour de la vie de la personne humaine, il renvoie directement à la ligne que je me suis fixée en tant qu’artiste. De fait, Panos n’a fait que me retrouver sur une voie qu’il juge ressembler à la sienne dans cette campagne visant les PVVIH. Donc, son objectif sur ce programme relatif à la protection de la vie des personnes vivant avec le VIH et le mien, qui réclame la vie pour quiconque, coïncident », explique-t-il. L’homme Bicsyonè estime que toute personne humaine indistinctement a le droit à la vie. « Seule la mort doit nous ôter la vie », avance-t-il.
 

Chanteuse à succès du milieu évangélique, Wiliadel Denervil endosse aussi E=E. L’interprète de « Li kapab » dit être « fière » de prendre part à ladite initiative qui, selon elle, relève avant tout d’un devoir citoyen. « En tant qu’artiste évangélique, on n’est pas en dehors de la société. Je suis très honorée de participer à ce projet qui vise un objectif noble, celui de sauver des vies. Chrétien ou non chrétien, tout le monde peut contracter le virus du SIDA », explique-t-elle. La voix féminine de « M ap viv pou ou » affirme que le secteur évangélique voit de bon œil sa participation sur cette campagne. « En tant que chrétiens, Dieu nous appelle à souffrir avec ceux qui souffrent. Par conséquent, nous devons nous impliquer davantage dans les problèmes de la société qu’il s’agisse de maladie ou d’autre chose. Il nous invite également à protéger la vie. Alors, comment ne pas me tourner vers ce programme pouvant la garantir ? », conclut Wiliadel. 
 

Évoluant dans le milieu de la mode, Kenisha André abonde dans le même sens. « J’ai jugé bon de m’y engager. C’est une bonne nouvelle pour les PVVIH et les personnes non atteintes du virus aussi. Elle va aider à rappeler à tout le monde que les PVVIH ont droit à un futur. Depi gen lavi, gen espwa », fait-elle remarquer.

Quant à la jeune chanteuse Vanessa Désiré, elle dit mettre sa popularité au service de cette initiative pour mieux éduquer les personnels soignants et les patients. « J’utilise ma plateforme afin de rappeler aux médecins, aux infirmières qu’ils doivent bien accueillir les PVVIH. L’infection au VIH-SIDA  est une maladie comme toute autre maladie. »    



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