Fantom : Tout, tout, tout…

PUBLIÉ 2020-09-11


Première école : La première école que j’ai fréquentée, c’est l’institution Rosalvo Bobo

Première fessée : J’avais peut-être 3 ans quand j’ai eu ma première fessée de ma mère.

Première fois sur scène : Ma première fois sur scène remonte au 9 mai 1999. C’était vraiment un beau moment. Les rappeurs étaient à la fois les fans et on se succédait à tour de rôle sur la scène. Ce jour-là, j’ai reçu 50 gourdes comme salaire. J’étais très fier, car c’était ma toute première paye.

Premier featuring : J’ai eu ma première collaboration avec le groupe « Heavy rap », sur le morceau « Yon chwa ». Depi m te tou piti m te vle yon star. M te travay maten midi e menm leswa. La chanson a eu du succès, c’était une très belle expérience.

Premier flirt : Gad on doulè ! Depi m fòme, m potko menm gen mennaj, m ap « flirter ». Je ne peux absolument pas me rappeler la première fois. Je ne vais pas vous mentir, c’est maintenant que je me suis assagi.

Premier baiser : Euhhh…je l’ai eu à 14 ans. Cela s’est passé à la rue St-Honoré avec une fille qui s’appelait Raymonde Mésidor. Elle est malheureusement décédée. C’était ma première petite amie et c’est moi qui ai pris sa virginité.

Première masturbation : Depi lè m fòme a 13 zan, m kòmanse frape danje. J’ai arrêté maintenant (rires).

Premier grand amour : Mon premier grand amour, c’est bien elle, Raymonde Mésidor. Je l’aimais vraiment, car c’était un amour qui datait de mes 13 ans. Nos parents avaient l’habitude de nous surveiller puisqu’on s’échappait la nuit pour pouvoir nous embrasser derrière la maison. C’est dommage qu’on n’a pas eu un enfant ensemble. J’avais fini par déménager de la zone. On a évolué et la relation s'est cassée.

Première relation sexuelle : Oh ! (rires). Depi a 8 an. A l’époque je n’avais aucune idée de ce que c’était. Il y avait une dame chez qui ma mère m’envoyait pour mes leçons. Elle prenait un malin plaisir à me pousser à la « pénétrer ». Quand j’en ai parlé à ma mère, elle ne m’a pas cru et elle m'a fouetté. Jusqu’au jour où dans mon bain, elle s’est rendu compte que j’avais des éraflures au pénis. Dès lors, elle a décidé de ne plus m'envoyer chez elle.

Premier enfant : Mon premier fils est âgé de 22 ans.

Premier mariage : Je me suis marié pour la toute première fois en 2010, avec Marie Daphney. On s’est quitté par la suite, et chacun est parti de son côté.

Première infidélité : Depi lè m nan renmen, m enfidèl. Si m gen yon poz m m pran la a, se kounye a (rires).

Première scène de jalousie : Je pique des crises de jalousie depuis que j’ai commencé à avoir des relations amoureuses. Donc, dès mes 13 ans avec ma première copine. Alepòk m pa t gen nanm pou m bay kèk tabòk, men m te konn joure anpil. Men lè m vin kòmanse gen nanm, gen de lè sa konn rive m fache epi m f on frape.

Première relation amoureuse avec une artiste : Euh…je ne veux pas en parler. Je pense que j’ai bien le droit de ne pas vouloir répondre à cette question.

Première déclaration d’amour d’une femme : Les femmes me déclarent souvent leur amour. Jusqu’à maintenant... même quand j’ai pris un coup de vieux. Mais la première remonte à 1997 ou 1998 à la rue Nicolas. Je craquais aussi pour la personne et quand elle m’a avoué ses sentiments, je me déchargeais aussi d’un poids.

Première déclaration d’amour d’un homme : Quelle idée ?! Penses-tu qu’il aurait eu assez de cran pour me faire sa déclaration ? Non, non, pas question. Sans vous mentir, je l’aurais tué. Parce que Dieu n’a pas créé les hommes pour qu’ils se mettent ensemble, vice versa pour les femmes. Si quelqu’un pense avoir ce genre de sentiment pour moi, qu’il le garde pour lui. S’il ose me l’avouer, je lui ferai la peau. Je vous le garantis.

Premier piercing : J’ai eu mon premier piercing à 21 ans et j’ai reçu une bastonnade pour cela. Je le cachais, mais lorsque ma mère l’a découvert, elle ne m’a vraiment pas manqué. En réaction à tout cela, dès le lendemain, je me suis fait un autre.

Premier tatouage : Mon premier tatouage c’est le symbole d’un groupe que j’avais avec Dutty : SOS (Shining O Stars), devenu D-Camp par la suite. C’est une étoile. En fait, j’ai plus d’une centaine de tatouages.

Premier verre d’alcool : J’ai pris mon premier verre d’alcool à 21 ans. A l’époque, j’avais arrêté de fumer du cannabis. C’est ce qui m’a amené vers l’alcool et la cigarette.

Premier joint : J’ai pris mon premier joint à 13 ans. J’ai aimé la sensation et j’ai continué jusqu’à mes 21 ans.

Première bagarre : Je ne vais pas vous mentir, je me bats depuis l’école primaire chez Rosalvo Bobo. Je ne peux en aucun cas me souvenir du tout premier. Cependant, la vraie bagarre, bon batay lari, m fè l a 13 zan. Depi a 13 zan, m nan lari.

Première grande passion : La musique a toujours été ma première grande passion, quoique je savais beaucoup jouer au basketball. Mais ça a toujours été la musique.

Premier texte de musique écrit : « Gangster love » est le premier texte de musique que j’ai écrit. C’était du temps de mon groupe avec Dutty.

Premier emploi : Mon premier emploi demeure Barikad Crew. C’est grâce à lui que j’ai reçu mes premières 50 gourdes comme paye. Ce jour-là, j’étais vraiment fier. J’ai donné 25 gourdes à ma mère. J’ai acheté un cup d’alcool (Bwa Kochon) et une cigarette. C’était ma fierté. Tout cela représentait le fruit de mon travail.

Première voiture : Ma première voiture, c’était une Nissan 350Z, que j’ai encore d’ailleurs. Ensuite, j’ai eu une BMW, une Maserati, et on travaille pour Lamborghini (rires).

Première fois au volant : Ma première fois au volant c’était à Miami après mon électrocution en 2015.

Premier voyage : J’ai été en République dominicaine. J’avais 14 ans.

Premier grand chagrin : Mon premier grand chagrin demeure la mort des rappeurs de Barikad Crew. Un chagrin que je porte jusqu’à présent. S’ils étaient encore de ce monde, je n’aurais pas pris cette décision de quitter le groupe. Tout serait dans les normes.

Première déception : Ma première déception remonte au concours Ticket Max Académie avec Barikad Crew. On nous a éliminés dès la présentation. Devinez avec quelle chanson : « Tèt frèt » !

Première grande joie : Ma première grande joie, c’était au « Konkou Chante Nwèl ». Barikad avait remporté la 3e place. C’était nous les vrais gagnants pourtant. On était vraiment très fiers... d'autant plus qu'à l’époque, le rap n’avait pas autant de valeur.



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