« Drum love » pour lutter contre le coronavirus

PUBLIÉ 2020-03-31


« Dlo pwòp pou lave men w », « Tanpri kite savon pou yon lòt moun ». Ces injonctions inscrites soigneusement sur quelques drums se sont converties en boucliers contre les assauts du Covid-19, et se sont combinées en « Drum love ». Une initiative de Jacques Bourjolly a.k.a Kako, qui suit scrupuleusement les pas de Fabrice Calixte et de sa femme.

Tout est parti de Delmas 83. A l’annonce des cas officiels de coronavirus détectés dans le pays, les Calixte mettent un drum d’eau et du savon, à la disponibilité des habitués de la zone. Interpellé par cette action citoyenne, Kako décide de faire de même en créant les « Drum love ». « J’ai vu le post sur IG et l’idée m’est venue instantanément », raconte-t-il. Depuis, quiconque voulant apporter son grain de sel dans la lutte contre cette pandémie peut contacter M. Bourjolly via son compte Instagram.

« On leur fournit les récipients déjà bien adaptés et ils n’auront qu’à les équiper avec de l’eau chlorée et du savon. En plaçant ces drums un peu partout dans les quartiers, on tend à limiter la propagation du virus en se lavant les mains aussi souvent que possible. C’est une façon aussi d’encourager davantage de gens à respecter les consignes sanitaires », explique-t-il. A date, l’homme de Skyboul dit disposer de 600 contenants de ce genre, qui attendent d’être retirées au prix de 4 500 gourdes.

Kako pense que les « drums love » témoignent de sa participation citoyenne et invite tout un chacun, qu’importe son quartier de résidence, à emboiter le pas et à aider les autres à limiter au maximum les dégâts relatifs au Covid-19. « Tout le monde peut apporter son aide dans cette lutte, sans s’attarder sur le support des autorités locales. Chacun peut à sa façon se mettre au service de sa communauté », dit Kako.



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