Georgia Makhlouf a présenté «  Port-au-Prince aller-retour » au Centre Pen

PUBLIÉ 2020-01-14
Ce 13 janvier 2020 l’écrivaine franco-libanaise Georgia Makhlouf a présenté son roman « Port-au-Prince aller-retour » au Centre Pen. L’ouvrage entre fiction et roman historique campe la capitale haïtienne de naguère et explore l’immigration arabe en Haïti.


Le septième épisode de conversations initiées par le Centre Pen depuis l’année dernière s’est tenu en son local le 13 janvier 2020. Cette rencontre, selon Kettly Mars, la directrice, a pour vocation de réunir des personnalités autour d’un thème pour un dialogue plutôt décontracté.

Pour cet épisode, l’invitée était Georgoa Makhlouf qui présentait son ouvrage « Port-au-Prince aller-retour ». Michel Soukar faisait office de modérateur. Kettly Mars participait à cette rencontre pas juste en tant que directrice du Centre Pen mais surtout comme l’une des personnes ayant assisté à la genèse du roman. « En 2014, j’étais au Salon du livre de Beyrouth, c’est dans ce contexte que j’ai fait la connaissance de Georgia. Elle était mon intermédiaire avec les gens de là-bas que je devais rencontrer » explique-t-elle. La Franco-Libanaise raconte qu’elle a confié à l’auteure de « L’heure Hybride » son projet d’évoquer l’immigration de sa famille en Haïti.

L’auteure de « Les Absents » qui a eu le Prix Senghor en 2014 conte que ses grands-parents ont fait le trajet jusqu’à Port-au-Prince. Son père a donc vécu dans notre capitale les premières années de son enfance avant de repartir. Depuis toute jeune, elle entend parler de cette ville qui était bien belle à l’époque qu’elle retrace à travers le livre. On lui a confié depuis longtemps des lettres et des documents qui attestent de l’émigration en Haïti de ses ascendants.

Kettly Mars, pour qui cet ouvrage a un sens particulier du fait qu’elle a assisté à sa construction, se réjouit du fait que sa consoeur qui n’est pas née chez nous puisse reconstituer une époque révolue, une ville qui n’a pas grand-chose à voir avec celle d’aujourd’hui qui a connu tant de désastres comme le séisme. L’auteure de "L’ange du Patriarche" apprécie aussi le fait pour l’œuvre de mettre en lumière l’émigration des Arabes.

La prochaine conversation au Centre Pen est prévue pour le mois de février. Il y aura rencontre entre quelques écrivaines de la République dominicaine et de quelques-unes de chez nous dans une dynamique d’échange interculturel.



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