Un master en football business pour Marie Élise Obas, vice-présidente du Don Bosco FC

PUBLIÉ 2019-03-14
À l’hôtel Ritz Carlton, à Genève, en Suisse, le vendredi 8 mars, date marquant la journée internationale des Droits des femmes, Marie Élise Obas, vice-présidente du Don Bosco FC, a reçu son diplôme de master en Football Business (MFB). Jointe par téléphone, très heureuse, elle en a profité pour évoquer pour Le Nouvelliste, entre autres, les modules et les thématiques des cours suivis pour l’obtention de ce master avant de se lancer dans un flot de remerciements.


Le football haïtien a fait des progrès énormes en participant à trois phases finale de Coupe du monde (sélection A 1974 ; U-17 masculine 2007 ; et U-20 féminine 2018). Cependant, il lui manque visiblement des dirigeants formés pouvant lui permettre de faire un pas de géant aux yeux du monde entier. Devant ce constat, Marie Élise Obas, ex-membre du comité exécutif de la Fédération haïtienne de football et actuelle vice-présidente du Don Bosco FC de Pétion-Ville, qui a bénéficié du support de son mari (président du club), a décroché un master en football business.

« Je viens justement d’obtenir un Master en Football Business. C’est une étude d’une année de 4 modules. Les deux premiers se font en ligne, le 3e est un internship que j’ai effectué à Léogâne avec le Projet Goals (une ONG évoluant dans le football) ; et le dernier module s’est déroulé à Genève, en Suisse. Au cours de ce module, différents voyages sont organisés pour permettre aux étudiants de comprendre comment fonctionnent les équipes et les institutions évoluant dans le domaine », a fait savoir Marie Élise Obas. Évoquant l’importance des cours suivis, la professionnelle encourage chaque dirigeant de club, en vue du développement de notre football, dit-elle, de faire des études avancées sur le sport qui est devenu de nos jours une industrie.

« C’est un cours qui présente une idée générale des différents aspects relatifs au fonctionnement de l’industrie. Citons par exemple : histoire du football, lois en football, éthique et professionnalisme, leadership en football, engagement des fans, internationalisation du football, etc. Ce sont là certains des cours que j’ai suivis. L’expérience a été très enrichissante. J’ai désormais une autre vision de l’industrie et je suis mieux armée pour apporter ma modeste contribution à mon pays. Permettez-moi d’encourager les autres dirigeants à entreprendre des démarches pour parfaire leurs connaissances dans le domaine », a expliqué madame Obas qui affirme avoir consenti de grands sacrifices pour atteindre son objectif.

« J’ai eu à faire face à un flot de critiques, car ma formation m’a éloignée de mes enfants pendant un certain temps. Certaines personnes m’ont même traitée de “mère-crabe”. Heureusement, j’ai eu le support du président [du Don Bosco FC], de mes collaborateurs, de plusieurs amis, de ma famille et spécialement de ma petite sœur, My Darling Obas, à qui je dois une fière chandelle, puisqu’elle s’était chargée de mes enfants. Cependant, cette aventure n’aurait pas lieu sans les conseils éclairés de Paul Moïse avec qui j’entretiens de très bonnes relations. Merci, Polo ! J’ai rencontré des personnes extraordinaires et je souhaite garder contact avec elles, car le football est une affaire de connexion également », raconte madame Obas avant de se fixer sur le reste de l’année.

« Le football n’est pas une industrie statique, donc je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin. En fait, je continuerai à me former et à m’informer. J’ai d’autres projets en cours, mais le reste de cette année est consacrée à mes petits bouts de choux », a avancé Marie Élise Obas en guise de conclusion.

Bien qu’elle ait bénéficié d’une demi-bourse, la vice-présidente du Don Bosco FC affirme avoir dépensé plus de 18 000 dollars américains pour décrocher ce master en football business. En vue de développer notre sport-roi, les dirigeants haïtiens, jusque-là limités dans leurs champs d’action, n’auront qu’à suivre cette voie, celle ouvrant la voie au monde du sport professionnel.



Réagir à cet article