Peste porcine africaine, des mesures pour réduire le risque de contamination dans le pays

Aucun cas de peste porcine africaine n’est encore signalé en Haïti. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Agriculture, met tout en œuvre pour empêcher l’entrée de cette maladie mortelle et hautement contagieuse pour la famille porcine dans le pays. Depuis l’annonce du Département de l’Agriculture des États-Unis à la fin du mois de juillet dernier, plusieurs rencontres ont été tenues par le haut management du ministère et des directions techniques concernées par la santé et la production animale et l’on annonce des dispositions pour éviter la réintroduction de cette fièvre virale sur le sol haïtien.

Publié le 2021-08-06 | lenouvelliste.com

Dans une note rendue publique par le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR), il est demandé à la population d’être vigilante en ce qui concerne les informations qui leur seront communiquées sur le plan national à travers les services compétents. « Considérant les pertes que peut causer la peste porcine africaine (PPA) dans la production porcine et dans l’économie nationale, le MARNDR prend toutes les dispositions qu’il faut afin d’éviter le retour de cette maladie émergente et transfrontalière chez le cheptel porcin en Haïti », indique la note.

Se référant aux indications techniques de l’Organisation mondiale de la santé animale (OEI) en matière de la peste porcine africaine, le ministère propose de renforcer la surveillance épistémologique au niveau des postes frontaliers des ports et des aéroports. Il y est également mentionné de renforcer la biosécurité au niveau des unités d’élevage dans le pays.

En vue de la pleine application de ces mesures, le ministère se propose de réaliser des campagnes d’information et de sensibilisation de la population, en particulier les éleveurs, et intensifier l’évaluation des fermes d’élevage de porcs à travers le pays, particulièrement dans les zones frontalières où les foyers ont été déclarés en terre voisine.

Le ministère a tenu à préciser que cette fièvre virale mortelle très contagieuse pour les porcs n’est pas transmise à l’homme et qu'aucun cas y relatif n’a été encore diagnostiqué sur le territoire.

L’économie paysanne repose, entre autres, sur l’élevage et l’agriculture. L’élevage de porc est une activité très pratiquée dans le pays. Avec l'apparition de cette maladie mortelle au début des années 80 dans le pays, cette production a pris un coup fatal et dans certaines régions du pays, les paysans haïtiens portent encore les dures séquelles de la disparition de leurs porcs. C’est dans cette optique que le ministère veut par tous les moyens éviter sa réintroduction dans le pays afin d'empêcher la perte des économies d’une frange importante de la population rurale.



Réagir à cet article