Attaque contre la Universal Motors, l’emploi des 200 employés n’est pas menacé

« La seule faute qu’on a faite, c’est qu’on a investi dans notre pays », c’est avec ces mots que le propriétaire de la Universal Motors, Pierre Réginald Boulos, a démarré la conférence de presse concernant l’attaque contre son entreprise, laquelle a été en partie incendiée et pillée par des manifestants. L’homme d’affaires, qui  attribue ce forfait à un petit groupe télécommandé qui veut l’anéantir, avoue que  c’est sans compter, car, soutient-il, il est plus que déterminé à accompagner la population dans sa quête d’un mieux-être.

Publié le 2021-03-19 | lenouvelliste.com

Deux jours après l’attaque contre la Universal Motors, entreprise dirigée par l’homme d’affaires et leader politique Réginald Boulos, l’on n’est toujours pas en mesure de faire une première estimation des pertes enregistrées. Même le nombre de véhicules volés et incendiés n’a pas été communiqué. Ce dont le concessionnaire de la marque Nissan en Haïti est certain, c'est que les emplois des deux cents employés de cette institution ne sernt pas menacés. « Nos deux cents employés de la Unviversal Motors ne perdront pas un jour de travail, a-t-il confié à la presse.

L’entrepreneur a tout fait pour garder son calme en présence de plusieurs dizaines d’employés, de journalistes et de militants du Mouvement pour la transformation et la valorisation d’Haïti (MTV Ayiti). Mais il ne pouvait pas s’empêcher de s’attaquer au pouvoir en place, qui, laisse-t-il entendre, n’est pas innocent dans ce qui s’est passé. « Ce ne sont pas les manifestants qui ont pillé et incendié mon entreprise », crie Réginald Boulos. Il impute ce mal à un groupe de bandits ayant infiltré les manifestants dont l’objectif est de l’intimider. Il invite, par ailleurs, les autorités judiciaires à sévir contre les auteurs de tels actes, car, indique-t-il, les autorités ont assez d’images pour mener leur enquête.

Le propriétaire d’entreprises ne veut pas se laisser faire. Pas la peine d’abandonner. « On est un roseau, on plie mais on ne pourra pas nous terrasser ». Comme un leader déterminé, le docteur affiche sa volonté d’aller de l’avant, signalant que ce n’est pas la première fois qu’il a subi de telles attaques, rappelant ainsi les émeutes de juillet 2018 où un sort pareil a été réservé à une partie de la Universal Motors et les Délimart de Delmas et de Clercine.

Ce qui est surtout cruel dans les évènements du 17 mars dernier est que cette attaque survient à un moment où l’on met tout en œuvre pour la réouverture de la Delimart de Delmas 32 et permettre à plusieurs dizaines de jeunes de retrouver leur emploi. Fort de ce cela, Réginald Boulos croit qu’il s’agit du jeu des oligarques politiques qui veulent garder le pouvoir dans le seul but de s’enrichir. Ces derniers, poursuit-il, ne font aucun investissement dans le pays, ils ne possèdent même pas un moulin à arachides.

Dans le but de faire échec à ce plan macabre, il demande à la population de rester vigilante, car, fait-il savoir, l’incendie de cette entreprise est une tentative désespérée de diversion pour que la population oublie les vrais enjeux du moment. « On m’attaque mais l’on ne pourra pas m’atteindre », affirme M. Boulos, avant de poursuivre que sa personne n’est pas importante pour le moment. Ce qui importe le plus pour le moment, dit-il, c’est l’organisation d'élections non crédibles et d’un référendum à l’emporte-pièce sur la Constitution dans l’optique d’hypothéquer l’avenir du pays en conservant le pouvoir pour les cinq prochaines années.

Les pertes sont énormes. Si les responsables ne sont pas encore en mesure de faire une évaluation préliminaire de l’étendue des dégâts, le journal a pu constater l’incendie partiel du showroom, lequel  était considéré comme le plus beau et surtout le plus grand showroom de la marque Nissan de toute la Caraïbe. À celà s'ajoutent plus d’une dizaine de véhicules qui ont été complètement incendiés, les parebrises d’une trentaine d’autres cassées et du matériel de bureau consumé.


 



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