Mange-moi pour découvrir l’univers de la mastication

Sylvie Laurent Pourcel, metteure en scène, marionnettiste et conteuse, porte sur scène Mange-moi de Nathalie Papin. L’univers de la mastication dans toute sa complexité.

Publié le 2017-11-16 | lenouvelliste.com

Par Péguy F. C. Pierre

Résumé de la pièce

Alia est une petite fille boulimique. Elle a toujours faim. Elle est très grosse. Ses copains de classe se moquent d’elle, veulent lui prendre son goûter, la traite de fille moche. Alia décide de se sauver, en emportant le dictionnaire. Après un long temps écoulé, elle se retrouve devant un paysage et, devant ses yeux, la moitié de l’horizon disparaît dans un bruit de mastication. Alia ne comprend pas, elle a faim, elle a peur, elle s’endort. À son réveil, quelqu’un est devant elle : un ogre.

Mais un ogre particulier, qui a décidé, lui, de ne plus jamais manger d’enfants.

Dans son intention de mise en scène presentée dans la fiche technique de la pièce, Sylvie Pourcel se propose d’insister sur la tenue du récit qui est riche en mouvement. En tant que conteuse, elle racontera cette belle histoire de rencontre, sans complaisance, qui nécessite un engagement espiègle et une implication physique sans retenue. Elle compte bien pour cela mettre également ses talents de marionnettiste à profit. Elle mentionne aussi : « L’usage de la marionnette à la table sera d’actualité ainsi que celui de la marionnette géante (l’ogre) et des ombres chinoises…sept comédiens, enfants et adolescents, sont nécessaires pour jouer la totalité des personnages. »

La metteure en scène avance « mettre en scène un chœur d’enfants pour raconter cette histoire est pour moi un challenge joyeux, fait du mélange entre acteurs et marionnettes ou théâtre d’objets. Je m’attacherai à travailler sur les images et sur l’urgence de ce sauvetage mutuel, les jeunes enfants et adolescents qui s’impliqueront dans la langue de Nathalie Papin seront saisis de l’intérieur par l ‘émotion qui s’en dégage. Ombre et lumière seront un atout pour conter la poésie qui s’échappe de ce texte. »



Réagir à cet article