Féminicide en Haïti : le MCFDF se dit alarmé et indigné  

Publié le 2021-05-12 | lenouvelliste.com

Le ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF), dans une note publiée le vendredi 7 mai 2021, s’est dit « alarmé et même indigné devant la montée des cas de féminicide dans le pays. Ce phénomène par lequel des partenaires ou des ex-partenaires commettent, entre autres, des homicides à l'encontre des femmes, dont l’objectif est d'asseoir sur elles une domination en raison de leur féminité, est inacceptable et intolérable dans une société démocratique ».

Condamnant «ces crimes odieux avec la plus grande rigueur », le numéro un du MCFDF, Me Ghislaine Mompremier,  a demandé à son homologue du ministère de la Justice et de la Sécurité publique d’instruire les commissaires de gouvernement des dix-huit juridictions du pays de mettre l’action publique en mouvement contre les auteurs et coauteurs de tels actes dans les plus brefs délais. 

« La République d'Haïti a ratifié la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) en 1981 et la Convention interaméricaine pour la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme (Belém Do Para) en 1995, et a pris un décret modifiant le régime des agressions sexuelles et éliminant en la matière les discriminations contre la femme le 6 juillet 2005. Par conséquent, il est du devoir de l’État de faire appliquer et respecter scrupuleusement les clauses de ces textes législatifs et réglementaires dans l’intérêt de plus de la moitié de la population que représentent les femmes », lit-on dans cette note, qui exhorte la population à dénoncer les actes de violence à l’encontre des femmes et des filles afin de les protéger contre leurs éventuels bourreaux. 

Rappelons que depuis le début de l’année 2021, les cas de féminicide semblent avoir augmenté en Haïti. Plusieurs cas ont fait le tour des réseaux sociaux et défrayé la chronique. Immaculée Brédy, 25 ans, et Martine Flora Nérestant, 32 ans, sont les deux dernières victimes connues de féminicide. La première a été assassinée le samedi 1er mai 2021. Le corps sans vie de la deuxième avait été retrouvé à Tabarre le lundi 26 avril 2021. Entre 2018 et 2021, près de 60 cas, hormis les cas de Ginoue Mondésir et de Régina Nicolas, ont été recensés, avait confirmé la sociologue Sabine Lamour au journal dans une précédente entrevue. 



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