Un cinquième round pour le camp de Jean Appolon

PUBLIÉ 2016-07-05
Jusqu’au 22 juillet se poursuit la cinquième édition du camp estival de danse de Jean Apollon à l’hôtel Oloffson. Cette année le camp culminera avec un hommage à quatre grandes dames de la danse haïtienne.


« L’espoir », c’est selon Jean Appolon, l’état d’âme dans lequel il se trouve en abordant la cinquième édition de son camp de danse qui se tient chaque été à l’hôtel Oloffson à l’intention des jeunes. De l’espoir, explique-t-il, parce que cette année ce sont surtout des parents qui viennent inscrire leurs enfants. « Voilà pourquoi, dit-il, il y en a tant de participants d'environ dix ans ». Le chorégraphe conclut que son initiative s’installe dans les habitudes port-au-princiennes. Le professeur est tout aussi heureux pour le progrès de ses anciens campeurs. Il confie qu’il y en a qui poursuivent leur chemin au sein d’écoles de Pétion-Ville ; il y en aussi qui partent à Saint-Domingue, et d’autres qui montent leur propre école dans leur quartier. De la progéniture pour le camp initié depuis cinq ans ! 60 des 109 auditionnés bénéficieront du camp entamé le 27 juin qui se poursuit jusqu’au 22 juillet à l’hôtel Oloffson. Le danseur, cette année, devra toute de suite après partir pour l’Arcahaie où il devra tenir un autre camp de deux semaines à l’intention des jeunes de cette région. C’est à la demande de Hope on a String, une non-gouvernementale, que ce deuxième camp sera rendu possible. Jean Appolon, deux ans plus tôt, a donné quelques cours à des jeunes à la solde de cette institution. « Ce sont les jeunes qui ont insisté auprès d’elle pour qu’on l’organise », confie-t-il. On a demandé à notre compatriote s’il n’envisagerait pas d’étendre le camp à d’autres régions s’il avait plus de moyens. « Bien sûr que oui, dit-il, si j’avais plus de moyens, je m’arrangerais pour pouvoir rester 3, 6, 7 mois au pays tout en m’occupant de mon école à Boston. Je pourrais aussi déléguer des professeurs haïtiens ou étrangers pour suppléer. » A la soirée de fin de camp, soit le vendredi 22 juillet, les jeunes présenteront un show en hommage à quatre femmes qui ont contribué à l’avancement de la danse haïtienne :Vivianne Gauthier, Emerantes de Pradines, Katherine Dunham et Lavina Williams. Au grand public, le professeur de danse demande du soutien pour supporter son camp qui, à son avis, procure de bonnes énergies, de la sérénité. « Votre soutien à Jae ne peut qu’être bénéfique à la danse et à nos jeunes », conclut-il.



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