Elections législatives/Inscription en ligne

Plus de mille candidats déjà inscrits, le CEP cherche 66 millions de dollars

Publié le 2015-04-17 | Le Nouvelliste

Malgré certaines difficultés et des doutes autour de la réalisation des élections cette année, 967 candidats à la députation et 148 candidats au Sénat se sont déjà inscrit en ligne depuis le début du processus jusqu’à vendredi. Le Premier ministre Evans Paul a annoncé que les démarches se poursuivent en vue de la réduction du nombre de partis politiques habilités à prendre part aux élections. Le processus d’inscription en ligne a atteint sa vitesse de croisière. Ces derniers jours, ils sont des centaines de candidats aux élections législatives à s’inscrire en ligne tous les jours. Cependant, dans les Bureaux électoraux départementaux (BED), le constat est tout autre. Jusqu’à vendredi, seulement 109 candidats se sont inscrit dans les BED : 15 au Sénat et 94 candidats à la députation, selon des chiffres confirmés au Nouvelliste par le directeur du registre électoral. Philippe Augustin s’est félicité du bon déroulement du processus d’inscription et croit que le CEP est sur la bonne voie. Cependant, il a reconnu que des problèmes liés aux connections Internet ralentissent un peu le processus d’inscription. M. Augustin a indiqué que d’autres difficultés que dénonçaient des responsables des partis politiques sont résolues. Maintenant, a-t-il dit, quelqu’un qui est né en 1930 peut s’inscrire sur le site du CEP. Pour les corrections des formulaires en ligne, l’intéressé doit contacter l’institution élctorale. M. Augustin a rappelé que le processus d’inscription en ligne prendra fin le 22 avril à minuit et le 23 avril dans tous les BED à travers le pays. Encore une fois, il encourage les intéressés à ne pas attendre le dernier moment pour s’inscrire. Le conseiller électoral Jaccéus Joseph a fait savoir, pour sa part, que jusqu’à la fermeture de l’inscription, le CEP reste ouvert aux partis politiques qui veulent se regrouper. Cependant, ils doivent d’abord avoir un acte constitutif notarié, choisir un numéro de campagne parmi les numéros qui leur ont été attribués après le tirage au sort, choisir un logo pour le regroupement, entre autres, a énuméré le conseiller. Si les partis politiques avaient déjà procédé à l’inscription de leurs candidats, le regroupement confirmera au CEP les noms de ceux qu’il compte garder. L’argent de l’inscription des candidats non retenus leur sera restitué, a garanti le conseiller Jaccéus Joseph. Le Premier ministre Evans Paul, qui participait vendredi à la cérémonie de graduation de la troisième promotion de la police communautaire, a indiqué qu’après le « Forum d’Etat », d’autres rencontres ont eu lieu avec le CEP. Il a fait savoir que beaucoup de propositions sont sur le tapis en vue de réduire le nombre des partis politiques agréés à prendre part aux élections. Il a attiré l’attention sur les difficultés auxquelles l’électeur aura à faire face au cas où l’ensemble des entités politiques habilitées décideraient d’envoyer des candidats à tous les niveaux. Selon lui, il serait extrêmement difficile de choisir un candidat dans un bulletin de vote qui en compte plus de 100. « On ne peut pas organiser une élection ‘’mare pye’’ », a-t-il dit. Le chef du gouvernement croit que les démarches doivent se poursuivre en vue, a-t-il dit, d’améliorer le processus électoral en réduisant le nombre des partis politiques agréés. Evans Paul a annoncé que le dialogue va continuer afin de trouver une solution favorable à tout le monde. Le chef de la Primature a donné la garantie que les élections vont avoir lieu cette année pour renouveler le personnel politique. Il a promis de créer les conditions favorables à la réalisation de ces compétitions. M. Paul a estimé qu’il doit y avoir une collaboration entre tous les acteurs pour le bon déroulement du scrutin. Par ailleurs, le trésorier du CEP a fait savoir que l’institution électorale dispose maintenant d’un budget pour les opérations électorales. Selon le conseiller Ricardo Augustin, les élections nécessiteront 66 millions de dollars. 60 millions pour les opérations proprement dites et 6 millions pour les imprévus et les frais de gestion du PNUD qui gère le fonds des bailleurs internationaux. Le montant disponible est de 38 millions de dollars. La question qui se pose maintenant est celle de savoir qui va donner les 28 autres millions de dollars pour compléter le budget de l’organisation des élections. En tout cas, la communauté internationale ne se bouscule pas.
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