Livres en folie, qu’en est-il pour les jeunes auteurs ?

C’est Livres en folie, c’est la fête du livre. Pour cette 24e édition, auteurs, lecteurs, amis du livre sont au rendez-vous pour célébrer en toute folie les livres en bonne et due forme. À l’occasion, le quotidien Le Nouvelliste a interviewé de jeunes auteurs. Ceux qui livrent pour la première fois histoires, imaginations et cœur au grand public.

Publié le 2018-06-01 | lenouvelliste.com

Il est midi. Dans ce brouhaha que font ceux qui veulent recueillir un autographe et ceux qui veulent rencontrer l’auteur qu’ils avaient hâte de connaître, une éditrice s’exclame avec les lèvres pincées : « D’habitude, les gens viennent pour acheter les auteurs qu’ils connaissent». Toujours est-il question d’acheter des livres des auteurs déjà célèbres ?

Lorraine, vingt ans, répond: « Cette année, j’ai eu un coup de cœur pour un petit bijou. À peine avais-je lu la quatrième de couverture que j’ai compris qu’il fallait l’acheter. » Si dans les éditions précédentes les éditeurs ont rencontré des difficultés à présenter les jeunes auteurs au grand public, cette année, ils peuvent s’en réjouir. Skason Baptiste, jeune auteur et entrepreneur autodéclaré, a réussi à être le deuxième best-seller chez C3 Édition avec sa première publication. « J’aurais voulu que les gens viennent supporter Livres en folie, pas moi », dit-il avec orgueil.

À chaque bonne chose, un début. Florissant ou pas, présenter son premier livre reste un premier pas qui pourrait servir à courir plus tard. Beaucoup d’écrivains ont compris cette leçon, dans les jardins du Musée du panthéon national haïtien (Mupanah) ; ils ont donné le coup d’envoi à leur carrière. Durant ces deux jours, pour certains, c’est un rêve qui se réalise, pour d’autres, c’est une nouvelle aventure qui s’ouvre. « J’ai toujours rêvé de signer mon premier livre sur l’un des stands de cette grande foire.» «Et moi donc, mon cœur bat si fort rien qu’en y pensant », confient deux jeunes auteurs, plume en main et sourire aux lèvres. À la faveur d'un roman, d'un succès, d'estime du grand public, ces jeunes écrivains sont sur le point de faire le grand saut.

D’autres écrivains débutants partagent la joie de ces deux jeunes auteurs. Parmi eux, les écoliers de l’école La Providence qui signaient un recueil collectif, Jean Pierre Pierre-Michel Joseph, Saika Céus, Malachy Bastien, Winnie H. Gabriel, Valéry Daudier, Miguel Romain, entre autres. À la littérature haïtienne et universelle viennent s'ajouter de nouvelles histoires, de nouveaux signataires.

Manifestement, cette grande foire se révèle un moment spécial pour plus d'un. Aussi, les auteurs confirmés et les jeunes auteurs témoignent-t-ils de la satisfaction qu’ils ont de partager leurs pensées avec un public avide de livres. Devant tant de bras emportant des petits sacs blancs qui contiennent pour la plupart un lot de connaissances, les jeunes auteurs aux côtés des organisateurs de ce grand évènement annuel ont de quoi être fiers. Depuis toujours, les livres ont été synonymes de joie et de bien-être intellectuel. On comprend le besoin des enfants, des adolescents, des adultes et des vieux de s'offrir de nouveaux bouquins sous ce soleil de plomb. La lecture n’est jamais vaine. Vive Haïti livre !!



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