Deux mois de trêve observés par des associations du secteur technique et professionnel

L’Association nationale des formateurs professionnels et techniques, de concert avec l’Association des personnels administratifs et de soutien dans les centres professionnels, lors d’une conférence de presse tenue le mardi 6 mars 2018, dans les locaux du Centre pilote de formation professionnelle, a informé qu’elle observe deux mois de trêve. Cette décision, prise sur demande des apprenants, s’inscrit dans l’objectif de laisser le temps aux responsables de l’Institut national de formation professionnelle pour répondre à leurs revendications.

Publié le 2018-03-07 | Le Nouvelliste

National -

Du 5 mars au 5 mai 2018, c'est l'échéance adoptée par l’Association nationale des formateurs professionnels et techniques (ANFPROTECH), en collaboration avec l’Association du personnel administratif des centres techniques (APAEPTECH) pour reprendre le travail. Une période de temps accordée aux responsables de l’Institut national de formation professionnelle (INFP) au cours de laquelle ils doivent, selon les représentants de ces associations, se pencher sur les dossiers de nomination et d’arriérés de salaire des formateurs et des personnels.

Dans leur plaidoyer pour le respect de leurs droits et une meilleure condition de travail, ces travailleurs demandent aux autorités étatiques de créer une commission de surveillance et de contrôle du secteur technique et professionnel ; identifier l’ensemble des problèmes auxquels est exposé ledit système pour enfin définir une vraie politique de développement. Sinon, ce n’est que coup d’épée dans l’eau, rapellent-ils.

Lors de cette conférence, le coordonnateur de l’ANFPROTECH, Ariste Wid-Pierre, a dénoncé le fait que leurs demandes ne sont pas encore prises en compte. Il dit souligner pour le chef du gouvernement, le président de la République et pour l’opinion publique nationale et internationale, les formateurs et le personnel travaillant dans les centres que leurs demandes restent les mêmes : « Nomination des formateurs travaillant dans les centres techniques depuis plus de six ans ; la correction de la disparité salariale au sein dudit système ; paiement de plus de trois mois d’arriérés de salaire tel que défini dans le protocole du 18 décembre 2014 ; augmentation de 50% le salaire des formateurs et des personnels ; l’équité dans la façon dont l’État distribue les avantages sociaux », a réclamé Ariste Wid-Pierre.

Pour sa part, Dorcé Dukenson, porte-parole et délégué national de l’APAEPTECH, dit organiser également cette conférence de presse pour critiquer des malversations au sein du système de la formation professionnelle. Selon lui, le personnel administratif et de soutien souffre pour les mêmes raisons que les formateurs. « Les responsables concernés font fi de notre cause. Ils se moquent allègrement de notre situation », se plaint-il, précisant qu’une société ne peut se développer sans la formation technique et professionnelle.

Par ailleurs, l’ensemble des formateurs présents lors de cette conférence, soutiennent, d’un commun accord, que le 5 mai 2018 est le délai accordé aux autorités de l’INFP pour répondre à leurs revendications. « Si passé cette date nos revendications ne sont pas satisfaites, nous rentrerons une fois de plus en grève », ont-ils claironné avec persistance, qualifiant de dilatoire les démarches de la directrice de l’INFP, Maguy Durcé, entérinent-ils, faisant croire qu’elles sont entreprises pour finaliser les dossiers de ces formateurs.

À rappeler que les six centres professionnels publics, secoués par la grève des formateurs depuis novembre 2017, sont sur le point de relancer leurs activités académiques. Formateurs, directeurs, personnels et apprenants, après avoir passé près de cinq mois sur la corde raide, décident enfin de regagner les salles de cours, à condition que les responsables de l'INFP répondent à leurs revendications avant le 5 mai 2018. Ainsi, certains de ces centres commencent déjà à travailler. L’école professionnelle J.B Damier, d’après les responsables, commence à travailler dès le mercredi 7 mars 2018.

Woody Duffault woodyduffault@gmail.com Auteur

Réagir à cet article