Pour un « Trait d’union » entre la vie culturelle et intellectuelle à Léogâne

Publié le 2016-05-23 | Le Nouvelliste

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Encourager la vie associative, booster les initiatives socioculturelles, renforcer la contribution citoyenne des jeunes, impliquer les acteurs de la communauté intellectuelle, entre autres objectifs poursuivis par le projet "Samedi Trait d’union". Pour son lancement samedi dernier, cette initiative se veut une tribune d’écho et d’action à travers une synergie des cadres socioprofessionnels pour redynamiser la vie intellectuelle dans la Cité de la reine Anacaona. A la salle Polyvalente de la bibliothèque Marie Claire Heureuse de Léogâne, une trentaine de cadres discutent autour de la proportion alarmante que prennent les activités mondaines dans la cité d’Anacaona. « Léogâne dort. Elle doit se réveiller », tance Talix Doccy, coordonnateur de l’Organisation « Trait d’Union ». Un sommeil prisonnier des activités vaniteuses. Les foyers culturels, les bibliothèques n’attirent point. Les pratiques, les soirées viles prennent l’ascendance. Une jeunesse livrée à elle-même, sans modèles, sans repères, confie Doccy. Dans cette nébuleuse, une lueur d’espoir pour éclaircir l’horizon. Le projet « Samedi Trait d’Union » proposé par un regroupement de professionnels dans la cité ambitionne de renverser les tendances. Cette initiative projette de replacer Léogâne sur la carte des communes valorisant leurs compétences locales pour émerger. « Le contexte actuel est préoccupant. Il nous faut, s’indigne l'homme, cette synergie pour redresser la barre. » « Samedi Trait d’Union » se veut une tribune de dialogue, d’échange pour le renforcement du leadership collectif des jeunes de Léogâne. Avec une fréquence de rassemblement de deux samedis chaque mois (2e et 4e samedi), cette démarche ambitionne de renverser les tendances liées aux débauches et à la perversion, au désengagement communautaire en impliquant dans une dynamique globale la mise en commun des potentialités pour une revalorisation des ressources locales. Les axes comme l’environnement, le civisme, la jeunesse, la culture, l’éducation seront abordés avec en ligne de mire des recommandations aux instances concernées consécutives aux échanges. Pour Robinson Auguste, représentant du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, un tel engagement citoyen part à la rescousse des valeurs et des traditions en phase de décadence. À la première séance des « Samedis trait d’union », les thèmes « Jeunesse, citoyenneté et développement » ont été rondement scrutés. Les échanges fructueux ont permis d’identifier les nombreux obstacles liés à l’avènement d’une société épanouie. L’implication d’acteurs sociaux engagés se révèle indispensable à la matérialisation des objectifs poursuivis dans le champ d’action de ce réseau de spécialistes. « C’est une opportunité à saisir pour discuter des grands maux de la collectivité. Cette démarche permettra d’identifier les indicateurs hypothétiques au changement et doit s’inscrire dans une logique de continuité », croit Alexandra St-Félix, une participante. Les résolutions tirées de cette manifestation bimensuelle seront intégrées dans un agenda défini et documentées dans une perspective d’interaction avec les instances concernées. Cet élan, conclut Talix Doccy, participe d’une vision élargie pour l’éclosion d’une collectivité rêvée. L’association « Trait d’union » a pris naissance en 2011 à Léogâne. Elle compte une structure élargie de membres d’honneur, sympathisants et actifs. « C’est dans une communauté socialement épanouie que résident les meilleures conditions d’une action de développement efficace et pérenne », lit-on dans son acte constitutif.

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