Face à la dégradation accélérée de l’environnement, le ministère se donne les moyens…

A un moment où les conditions environnementales d’Haïti se dégradent à grands pas et provoquent des dégâts considérables durant la saison de pluie, le ministère de l’Environnement, pour palier les méfaits de la mauvaise gestion de l’environnement, a lancé officiellement, de concert avec le Programme des Nations unies pour le développement et le Bureau de l’Ordonnateur national du Fonds européen de développement, les activités du Bureau national de l’évaluation environnementale (BNEE), le jeudi 8 octobre à l’hôtel Royal Oasis à Pétion-Ville.

Publié le 2015-10-09 | Le Nouvelliste

National -

« Veiller à l’intégration des normes et des bonnes pratiques environnementales et sociales dans la planification et la réalisation de tous les projets, programmes et plans relatifs à l’environnement », tels sont les principales responsabilités confiées à cette nouvelle structure fraîchement créée ce jeudi à l’hôtel Royal Oasis. Dans ses propos de circonstance, le ministre de l’Environnement, Dominique Pierre, a, de prime abord, adressé ses mots de remerciements à l’endroit des principaux partenaires impliqués dans la mise sur pied du Bureau national d’évaluation environnementale (BNEE). Il a, par ailleurs, tenu à signaler à l’assistance l’importance de la création d’une telle structure. « C’est une opportunité pour asseoir, de manière durable, les normes et procédures appropriées à l’exécution de projets de développement durable, indique le ministre. Je n’ai aucun doute que les investisseurs, les entrepreneurs et les agences accompagnatrices de développement ont besoin de cette structure pour s’assurer la viabilité des actions à entreprendre ». Plus loin, le titulaire du ministère de l’Environnement soutient que le BNEE permettra également aux partenaires techniques et financiers qui appuient le gouvernement haïtien d’être rassurés de la capacité de l’Etat haïtien de mieux saisir les enjeux environnementaux dans l’implémentation de projets, programmes et de politiques. Pour sa part, la directrice principale du Programme des Nations unies pour le développement, partie prenante du projet, Yvonne Helle, se dit fière d’avoir contribué techniquement et financièrement à la concrétisation de ce projet de renforcement de la capacité du ministère de l’Environnement. Elle estime, dans la foulée, que cet outil permettra au ministère de remplir efficacement ses fonctions fondamentales, cruciales qui consistent, entre autres, en la prévention des risques et la protection de l’environnement. De plus, la responsable du PNUD a indiqué la nécessité que l’Etat fasse de ce structure une priorité dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD). « La création du BNEE correspond à l’objectif 15 lié, parmi d’autres, à la lutte contre la désertification, la préservation et la restauration des écosystèmes et la fin de l’appauvrissement de la biodiversité », a fait remarquer la directrice du PNUD en Haïti. La création du Bureau nationale d’évaluation de l’environnement (BNEE) est le résultat d’un partenariat entre le ministère de l’Environnement, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le PNUD, l’Union européenne et le Bureau de l’Ordonnateur national des fonds européens et s’inscrit dans la lutte du gouvernement haïtien contre les défis environnementaux et le réchauffement climatique.

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