Les ressources humaines, poumon de toute entreprise

A l'occasion de la quatrième journée de la gestion des ressources humaines, organisée par la Société haïtienne de Management des ressources humaines, l'appel des exposants est clair: les entreprises, l'Etat, le secteur privé, l'humanitaire doivent tous doivent tous oeuvrer à améliorer chaque jour davantage le rendement.

Publié le 2014-11-13 | Le Nouvelliste

Economie -

En invitant des exposants du secteur, les organisateurs ont opté cette année pour l'innovation. Du nombre, Turbo System, qui a conçu le Talent Management Suite (TMS), un outil, une application qui permet de gérer les talents et les ressources humaines au sein d'une entreprise. Ce programme informatique facilite les employés et l'administration en offrant une plate forme accessible depuis le Web et via la technologie cloud. «Le TMS existe depuis plus de 20 ans, il a connu une évolution. Il permet, entre autres, de déterminer les taxes, les requêtes de tous les employés de la demande prêts au remboursement, il gère le payroll des employés», a détaillé la directrice de projet à Turbo System, Nathalie Dossous, fière de cette entreprise haïtienne qui opère également à l'extérieur du pays. Elle ajoute que le TMS est accessible aux PME comme aux grandes entreprises du secteur public ou du secteur privé. Le Centre de formation et d'encadrement technique (CFET) qui assure la formation, recrute des employés de manière temporaire pour les placer dans des entreprises. Ces responsables affirment que leur entreprise est membre de plusieurs chambres de commerce, dont la CCIH et la AMCHAM, assure la formation sur le tas en faveur des institutions désireuses d'améliorer leurs performances. Pour eux, le principal problème dans le recrutement demeure "la rareté du personnel qualifié dans divers domaines. Le CFET fait remarquer, même quand des jeunes proviennent de l'université, le manque de stage dans les entreprises, de pratique et la formation inadéquate et souvent le manque d'aptitude font que les professionnels ont du mal à donner le meilleur d'eux-mêmes. Les représentants du CFET croient que le curriculum tant de l'école que de l'université mérite d'être à jour. Il faut définitivement revoir la façon d'enseigner dans le pays. Le curriculum n'est pas adapté à la réalité. Graziella Barratteau, chargée de souscription à la Internationale Assurance S. A. (INASSA), tout en vantant les mérites du bon service d'assurance de son institution et toute la gamme offerte, croit que ce programme aide à donner de meilleurs résultats au travail. A la question de savoir les principales difficultés auxquelles fait face la INASSA en ce qui concerne les ressources humaines, la maison d'assurance a préféré garder le mutisme. En remarquant des bottes en plastique, des gants, des cordes, des masques de protection, des lunettes au stand de l'Office d'assurance accidents, du travail, maladie et maternité (OFATMA), ces représentants font le lien immédiatement entre l'entreprise qui veut protéger son personnel contre les risques de toutes sortes, notamment des accidents. Sadrac Jean, enquêteur, et Darline Charles St Clair, assistant chef de service marketing à cette institution, font tous deux référence au besoin de personnes, qualifiées, à gérer efficacement dans les entreprises. La présidente de la Société haïtienne de Management des Ressources humaines (SHAMARH), Nadjèle Zéphir, a pour sa part estimé que nous avons un grand besoin de changer de pratiques dans la gestion des ressources humaines qui sont un pilier au sein de l'entreprise. Principal organisateur de cette semaine dédiée à la gestion des ressources humaines, la SHAMARH, par la voix de Nadjèle Zéphir, a jugé nécessaire de mettre autour d'une même table les secteur public et privé, de même que des organisations internationales. La SHAMARH s'offre comme intermédiaire et fait figure de pont dans les relations entre les différents secteurs. «L'école, les centres de formation professionnelle, l'université et l'école ne sont pas en lien avec les besoins du marché. Et il nous faut renouveler régulièrement les compétences», a expliqué la présidente de SHAMARH, qui estime que plusieurs défis sont encore à relever dans la route qui mène à la valorisation des ressources humaines dans le pays. La présidente de la SHAMARH s'est ennorgueillie de la richesse et de la diversité des thèmes débattus durant les quatre premiers jours. Au menu de cette deuxième édition déroulée du 5 au 15 novembre 2014, des conférences, des fora de discussions, des séances de formation, une exposition de fournisseurs dédiés aux RH...

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