Dimanche 25 septembre 2016









NATIONAL
Boulevard 15 octobre/Barricadess

Des partisans d’Aristide s’enflamment


Ce jeudi, tôt dans la matinée, les restes encore fumants de barricades de pneus enflammés jonchaient le boulevard 15 octobre, à hauteur de la résidence de l’ex-président Jean-Bertrand Aristides, objet d’un mandat d’amener après son inculpation pour « trafic illicite de drogue, soustraction de deniers publics, forfaiture, concussion et blanchiment des avoirs » émis par le juge Lamarre Bélizaire. Au courant de la journée, des partisans en colère de l’ex-chef de l’Etat ont érigé de nouvelles barricades. Les automobilistes ont dû trouver d’autres voies pour contourner les barricades. Cela a provoqué d’importants bouchons à Carrefour Fleuriot en fin d’après-midi. Des chars et un important dispositif étaient observés en face d’une des deux bases de la MINUSTAH, à proximité de l’ambassade des Etats-Unis. Dans la presse, le sénateur d’obédience lavalas, John Joël Joseph, a appelé les lavalassiens à s’unir afin d’obtenir le départ du président Michel Joseph Martelly. Comme d’autres sénateurs lavalas, John Joël Joseph a dénoncé «l’instrumentalisation de la justice» dans le but de nuire à l’ex-président Jean-Bertrand Aristide. La veille, peu avant peu avant 6 heures p.m., plus d’une centaine de personnes, des partisans de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, s’étaient attroupées devant sa résidence à Tabarre pour lancer « la veillée de solidarité » . « Ils nous ont attaqués, on va les brûler », avaient scandé quelques fanatiques. « C’est Bagdad 2 », « la décapitation des bourgeois », la « guerre entre noirs et rouges » qui est lancée avait craché ce petit groupe, affirmant que « le peuple ne perd jamais la bataille ». Contre le président Michel Joseph Martelly et le Premier ministre Laurent S. Lamothe, les noms d’oiseaux, les accusations n’ont pas manqué. « Martelly partira s’il attaque le président Aristide », ont tempêté certains individus exhibant de petites photo de JBA. L’ex-sénateur Gérald Gilles, qui affirme ne pas partager les expressions violentes de ces militants dont la colère est légitime, a indiqué que sa présence « est une manifestation de solidarité et d’attachement au président Aristide ». Le pouvoir Tèt Kale effectue des « manœuvres politiques visant à persécuter le mapou haïtien, symbole de la démocratie », avait dit Louis Gerald Gilles, ajoutant que le pouvoir Tèt Kale duvalieriste protège l’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier et persécute Aristide. Comme Louis Gérald Gilles, l’ex-député lavalas Milien Romage reprend la thèse de la persécution politique. Sur le fond du rapport de l’UCREF qui a puisé dans celui de la commission d’enquête administrative dirigée par Paul Denis, Milien Romage évoque la partialité du rapport. « Paul Denis était contre Jean-Bertrand Aristide». « Un juge américain à Miami avait dit « qu’il y a trop de haine dans ce rapport et trop d’allégations infondées ». Pour l’accusation de trafic de la drogue, Milien Romage demande des preuves. « Il n’y a pas de preuves incriminant Jean-Bertrand Aristide avec des dealers», soutient-il. André Fado du MONOP, lui aussi présent devant la résidence de Jean-Bertrand Aristide à Tabarre, a exprimé sa solidarité envers l’ex-chef d’Etat. « S’il le faut, on restera un mois devant la résidence du président Aristide pour empêcher qu’il soit attaqué par la machine de la répression Tèt Kale », avait assuré André Fado, affirmant que les militants répondront de manière proportionnelle aux attaques de Tèt Kale. Jusqu’à maintenant, la solidarité avec l’ex-président lavalas est faible et circonscrite à Tabarre, en face de sa résidence.











AUTEUR
Roberson Alphonse

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