Mercredi 28 septembre 2016









NATIONAL
Note de presse de la présidence

Le chef de l'État invite les Haïtiens à réfléchir sur la date du 14 août

A l'occasion de la célébration du 223e anniversaire de la cérémonie du Bois-Caïman, nous publions in extenso une note de la Présidence.


En ce 14 août 2014, date qui nous ramène la geste qui, pour la première fois, a permis aux esclaves de St-Domingue, d'entendre le mot liberté, d'y croire, avant de se soulever et jurer de ne plus retourner aux fers ni de connaître la souillure de leur corps, de leur âme, le président de la République, Michel Joseph Martelly, associe sa voix à celles de tous les peuples qui ont connu l'oppression, l'esclavage du corps et de l'esprit, de tous les peuples ayant connu la torture et la souffrance inhumaines, pour dire non à l'esclavage sous toutes ses formes. Par ce propos, le chef de l'État réitère également l'engagement d'Haïti - pays ayant participé à la proposition, lors de la vingt-septième session de la Conférence générale de l’UNESCO, en 1993, de la mise en place du projet « la route de l’esclave », projet qui allait officiellement être lancé en 1994 à Ouidah, au Bénin - à lutter contre toutes les formes d'esclavage, de la torture physique aux pratiques domestiques amorales. En effet, la nécessité de ne plus ignorer ni minimiser les évènements et faits historiques qui participent de l'avilissement du corps et de l'être en général, à quelques époques et/ou pays que ce soit, a poussé l'UNESCO à prioriser ce projet "La route de l'esclave", en vue de souligner à l'encre forte la question de la traite négrière et de l’esclavage. Le chef de l'État, en ce 14 août 2014, tout en invitant les filles et fils d'Haïti à poursuivre la lutte en faveur du respect et de la pérennité des droits de la personne humaine, continue de corroborer l'un des objectifs du projet qui vise en effet à "mettre en lumière, de manière objective, les conséquences de la traite négrière sur les sociétés modernes, notamment les transformations globales et les interactions culturelles entre les peuples que cette tragédie a pu générer". Haïti ne saurait donc, selon le Président Martelly, se soustraire à de telles démarches, puisqu'elle a été la Première Nation à donner le signal d'alarme, à dire NON à l'esclavage, à la traite négrière. Alors qu'Haïti vient de recevoir la 6e Réunion de l'Organisation des États américains (OEA) des ministres et hauts responsables chargés de la Culture, le président de la République encourage une plus grande reconnaissance des composantes culturelles sans lesquelles aucun développement ne peut être durable, et une culture de la paix et du respect des droits fondamentaux, entre les Haïtiens eux-mêmes, entre tous les peuples en général.











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