Vendredi 9 décembre 2016









NATIONAL

L’affaire Aristide fait avorter une séance au Sénat


Toutes les dispositions ont été prises pour la tenue d’une séance sur la loi électorale ce mercredi au Sénat de la République. Alors que les sénateurs s’apprêtaient à prendre leur siège, une rumeur, pas des moindres, s'est répandue au Parlement : l’ex-président Aristide, inculpé pour corruption, détournement de fonds et trafic illicite de stupéfiants, a fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la part du juge dínstruction Lamarre Bélizaire. Tout d’un coup, les sénateurs (de l’opposition en particulier) ont commencé à quitter le Parlement. « Ce dossier ne devrait pas avoir de l’influence sur le fonctionnement du Sénat, se désole le sénateur pro gouvernemental Wencesclass Lambert confirmant l’existence du mandat contre le leader lavalas. Les sénateurs proches de lavalas décident de quitter la salle en solidarité avec l’ancien chef de l’Etat aujourd’hui en difficulté. » Il y a suffisamment de sénateurs sur la cour pour que la séance ait lieu, a déploré le sénateur Steven Benoit. « Malheureusement, ils refusent de regagner la salle de séance pour permettre d'atteindre le quorum. Nous sommes élus et payés pour travailler. Nous devons statuer sur l’amendement de la loi électorale puisque le CEP nous a acheminé un document mentionnant ses différentes suggestions sur le texte à amender », a-t-il continué sans cacher ses frustrations et sa colère à l’encontre de ses collègues qui pratiquent la politique de la chaise vide. A l’exception du sénateur Jean-William Jeanty, tous les autres membres du groupe des six, hostiles à l’amendement de la loi électorale, ont été aux abonnés absents. Ce qui n’a pas surpris le sénateur Wencesclass Lambert. « Je ne dis pas que c’est le G6 qui a empêché la tenue de la séance. Car le sénateur Jeanty est là. Les autres sénateurs comme Pierre Francky Exius, Moïse Jean-Charles, John Joël Joseph s’en sont partis. Ils décident que la séance n’est pas possible pour aujourd’hui. Ils ne veulent pas entendre parler de l’amendement de la loi électorale », a –t-il indiqué. En ce qui concerne le mandat d’amener contre l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, le sénateur proche du pouvoir estime que « c’est un tribunal spécial (Haute cour de justice) qui peut entendre l’ex- chef de l’Etat ». Mais nul n’est au-dessus de la loi», dit-il sans tenir compte d’un quelconque contexte politique… » Les sénateurs proches de la mouvance lavalas, à l’image de Dieuseul Simon Desras, John Joël Joseph ou Pierre Francky Exius dénoncent une machination politique dans le cadre de ce dossier. Ils appellent la population à la mobilisation contre le pouvoir en place. « C’est un dossier à caractère politique qui n’a aucune base légale », a dit le sénateur Pierre Francky Exius, président de la commission Justice et Sécurité du grand Corps, exigeant le dessaisissement du juge Lamarre Bélizaire de ce dossier.











AUTEUR
Yvince Hilaire

yvincehilaire@lenouvelliste.com

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