Samedi 10 décembre 2016









CULTURE

« Guillaume et Nathalie » en lice pour un nouveau prix

Le roman de Yanick Lahens, Guillaume et Nathalie, est sélectionné parmi neuf autres romans pour le prix littéraire Cezam Inter-CE, dont la remise aura lieu le 11 octobre 2014 à La Rochelle, en France.


Crée en 1997 par le réseau national français des comités d’entreprise, le prix Cezam Inter-CE récompense chaque année, à la grande rentrée littéraire française, une œuvre de fiction d’un auteur français ou francophone. L’année dernière, c’est la romancière française Hélène Gestern qui s’est vu octroyer le prix pour son roman « Eux sur la photo ». Le prix est supporté par 40 librairies indépendantes disséminées sur le territoire français et invite les auteurs sélectionnés à des rencontres avec les lecteurs, où l’auteur profitera pour parler de son œuvre. Parmi les sélectionnés de cette année, on trouve le roman de Yanick Lahens, Guillaume et Nathalie, paru en 2013 chez Sabine Wespieser. Guillaume et Nathalie raconte l’histoire amoureuse d’un homme (Guillaume) et d’une femme (Nathalie), à la veille du séisme dévastateur de janvier 2010. Guillaume, sociologue dans la quarantaine, rencontre Nathalie, une brillante architecte, dans le cadre de la construction d’un complexe à Léogâne. Ils seront rapidement tombés amoureux l’un de l’autre et vivront une relation sexuelle intense, décrit avec une pointe d’érotisme qui ne tombe toutefois pas dans la banalité ou la pornographie. Si la trame principale du livre est la rencontre de Guillaume et de Nathalie, elle va au-delà d’une simple relation amoureuse entre les deux protagonistes. C’est un roman sur la classe moyenne en Haïti, « classe invisible » (Failles) sur laquelle Yanick Lahens braque son projecteur. Dans « Failles », son récit sur le séisme, elle dira que la classe moyenne en Haïti n’intéresse personne. Puisqu’elle se trouve entre, d’une part, la bourgeoisie commerçante, et, d’autre part, le prolétariat dont les programmes humanitaires, loin d’apporter une solution à la pauvreté, tombent dans la vulgarisation de celle-ci. C’est aussi un roman sur la question de couleur, sur le « royaume de Pétion-Ville », les préjugés, les discours reçus sur les femmes indépendantes qui habitent seules leur appartement. Le roman a été très bien reçu dès sa parution tant en Haïti qu’en France. En décembre 2013, il a valu à son auteure la mention spéciale du prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde, et, quelques mois plus tard, le prix Carbet des Lycéens. La voilà en lice pour un nouveau prix à la veille de la rentrée littéraire en France, où l’auteure devra présenter son dernier roman « Bain de lune » en septembre 2014. Les 10 romans sélectionnés Un Blanc (Éd. Anacharsis) de Mika BIERMANN La Lettre à Helga (Éd. Zulma) de Bergsveinn BIRGISSON Un long moment de silence (Éd. La Manufacture de livres) de Paul COLIZE Le Peintre d’éventail (Éd. Zulma) d’Hubert HADDAD Guillaume et Nathalie (Éd. Sabine Wespieser) de Yanick LAHENS Des larmes sous la pluie (Éd. Métailié) de Rosa MONTERO L’Ombre douce (Éd. Viviane Hamy) de Hoai Huong NGUYEN Cinq femmes chinoises (Éd. Joëlle Losfeld) de Chantal PELLETIER La Silencieuse (Éd. Philippe Rey) d’Ariane SCHREDER Beso de la muerte (Éd. Jigal) de Gilles VINCENT











AUTEUR
Wébert Charles

webertcharles@lenouvelliste.com

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