Dimanche 25 septembre 2016









IDEES ET OPINIONS

De l’évolution souhaitable de nos structures de pensée face aux exigences du développement durable


Pour avoir assisté pendant plus de quinze (15) ans aux changements effectués dans la société de certains pays africains, latino-américains et du sud-est asiatique, j’ai jugé approprié maintenant de faire ici des remarques très sobres dans le souci d’être utile, à notre communauté, troublée dans sa quête pour le mieux-être. De la façon fulminante dont nos géants ont pu bâtir notre indépendance à partir des événements économiques jamais égalés dans notre histoire de peuple, on ne peut voir ces changements que dans une vraie mobilisation des communautés rurales de base et des secteurs en progression venant des provinces de notre pays. Nos villes appartiennent presque toutes à des centres de recrutement de fauteurs de troubles, très souvent de bonne foi, mais marqués essentiellement par les techniques d’exploitation de ceux qui, à date, ont pu permettre, pourtant, à notre nation, d’éviter le pire en termes de capacité de « débordement social». Ce sont deux (2) modèles de société qui arrivent à se tolérer sans se mesurer en termes de création de richesses. Le grand espoir ce sont les jeunes formés au jour le jour par des aînés d’origines diverses qui prendront la bonne initiative de faire la différence et de produire « la clef du futur» de notre pays. Le mouvement est déjà en cours, mais des grands penseurs de notre société (perdus antérieurement dans la lecture des documents scientifiques venus surtout de l’Occident à partir d’événements historiques, très différents de ceux de chez nous), n’ont peut-être pas eu à considérer ceci dans leurs analyses. C’est à partir de nombreux moments de discussions avec ces leaders ayant fait le changement en Israël, au Ghana et au Chili que cet « élément» qui existait (mais n’avait jamais attiré mon attention) a percé dans mes analyses et mes observations. C’est là, en fait, que se trouve le 3e pouvoir, érigé, le « socioculturel», que j’aimerais bien voir apprécié par nos «sociologues et psychologues», des «foules», car c’est sans doute ce 3e pouvoir qui apportera la formule de mobilisation de ressources humaines et physiques en vue du développement durable en Haïti. Ce développement durable existe à notre portée mais dépendra de notre capacité à nous unir au lieu de nous combattre. Mes remarques du jour prennent leurs racines dans les vingt (20) années de motivation au développement, conduites en Afrique et en Amérique latine de 1980 à 2001. Ce n’est pas de rêver, car ces jeunes actuellement de 22 à 38 ans d’âge doivent nécessairement se départir du défaitisme pour vivre car la formule d’aide internationale nouvelle en face de monde « en violence», ira seulement aux audacieux parmi les pays du tiers-monde. Ce qui confirme ce dicton que «la fortune sourit aux audacieux (Audarcis Fortuna Juvat). À bon entendeur, « demi-mot».











AUTEUR
Pierre D. SAM

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