Dimanche 25 septembre 2016









SANTE

La fièvre Ebola : du fric sûr pour l’humanitaire !

Mon dit


Quand on écoute ou lit les nouvelles sur la fièvre Ebola, il y a vraiment de quoi paniquer, surtout quand on pense aux ravages de cette maladie dans le contexte haïtien. Par mesure préventive - car on ne sait jamais -, je me suis documenté et j’ai eu des sentiments assez mitigés que je compte aujourd’hui partager avec vous. Tout d’abord, il faut avouer que le contexte dans lequel évolue cette maladie est assez particulier. Il ne s’agit pas seulement de santé, mais aussi de sociopolitique, et surtout d’argent . Contexte santé « Le virus Ebola s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés. En Afrique, l’infection a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de chauves-souris frugivores, de singes, d’antilopes des bois et de porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale. Il se propage ensuite dans les communautés par transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou de contacts indirects par l’intermédiaire d’environnements contaminés par ce type de liquides. Les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille peuvent également jouer un rôle dans la transmission du virus Ebola . Le sperme peut continuer de transmettre le virus jusqu’à sept semaines après la guérison clinique. » (site OMS). Donc pour attraper le virus, il faut que l’on soit en contact très étroit avec le malade et qu’il y ait des lésions au niveau de notre peau. Un respect strict des règles d’hygiène empêcherait la retransmission de cette maladie qui, en théorie, doit ainsi sa contagiosité à des attitudes irresponsables comme pour le sida. La période d’incubation étant de 21 jours, un malade peut bien retourner chez lui et y développer la maladie. Cependant, il reste quelques points sombres comme l’existence ou non de porteur sain. Ces derniers ne sont pas malades mais peuvent retransmettre l’infection comme cela s’est passé pour le choléra. La différence fondamentale avec les convalescents qui restent contaminants est que le porteur sain est indétectable parce qu’il n’attire aucune suspicion sur lui ! Il n’y a pas de traitement spécifique. Le virus va pratiquement décomposer tous les organes, en particulier la peau qui se déchire au moindre contac, et le malade meurt. Cependant, dans ce cas, les chiffres varient de 25% à 100%. Et dans le cas où les statistiques arrivent au maximum, il n’y avait qu’un malade ! Contexte sociopolitique Face à cela, il y a d’autres facteurs qui viennent aggraver cette épidémie. Parlons du contexte socioéconomique. Deux des pays où sévit la maladie, le Libéria et la Sierra Leone, ont vécu des décennies de guerre civile. Il en résulte la fuite de cerveaux rendant impossible toute cogitation collégiale pouvant aboutir à une réponse efficace pour contrer le mal. La population pauvre n’a aucune confiance en ses autorités et continue les contacts étroits avec les malades et les morts. Ces derniers sont lavés avant l’inhumation et tout le monde se lave les mains dans l’eau de rinçage conservée dans une cuvette. De toute façon, les services de santé sont médiocres : « on s’est rendu compte que la majorité des personnes infectées étaient des femmes âgées entre 20 et 30 ans qui fréquentaient une clinique pour des consultations prénatales. Il s'est avéré que le virus avait été transmis via une poignée d'aiguilles qui étaient mal désinfectées et utilisées à plusieurs reprises pour faire des injections aux femmes enceintes. » Contexte mercantile Mais pour ma part, ce qui aggrave le tout, c'est l’attitude de ces ONG qui vivent de l’humanitaire. Pour faire du profit, elles doivent exagérer la situation et faire mousser le misérabilisme de la région affectée. On parle bien d’épidémie effroyable mais que disent les chiffres : 1 300 cas pour quatre pays en sept mois, soit 186 cas par mois. Parmi eux, il y a eu 729 morts, une mortalité de 56%, et 104 décès par mois. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, les chiffres ne sont pas aussi alarmants que cela. Mais MSF assure une surenchère d’arguments aggravant, car il doit bien faire en sorte de continuer à trouver ses subsides et parle même « d’une épidémie hors de contrôle », expression vite relayée par la presse internationale. Restons logiques ! D’abord, s’agit-il d’une épidémie ? Suivant le Larousse, une épidémie, c’est une propagation subite et rapide d’une maladie infectieuse par contagion à un grand nombre de personnes d’une région. La fièvre Ebola a fait autant de victimes en sept mois que le choléra en une semaine, donc ce n’est pas vraiment une épidémie… Mais autre point, dans une épidémie, rien n’est sous contrôle, et dès que cela arrive, ce n’en est plus une ! Tout au plus on pourrait parler d’endémie. Donc pour nous résumer, MSF crée de toutes pièces une épidémie avec une maladie endémique qui fait moins de mal que la malaria, le choléra, les diarrhées infantiles, mais se développe à cause d’une vulnérabilité particulière de la région. Grâce soit à la complicité, soit à la naïveté d’une presse avide de sensation, il fait mousser à l'extrême et tout le monde pense avoir affaire à un gros risque de pandémie. Résultat, l’OMS débourse une grosse somme pour les ONG et les ministères concernés qui vont se faire du beurre pas croyable. J’espère que les fonctionnaires ne sont pas corrompus et que la manne internationale aboutira en fin de compte à l’éradication de la maladie. Mais la situation haïtienne est-elle favorable à la propagation d’une pareille maladie ? C’est assez difficile à prévoir mais nous avons des éléments qui pourraient la favoriser, telle qu’une population superstitieuse qui pratique le lavage des morts et vit dans les bidonvilles dans une grande promiscuité. Cependant je pense que nos services de santé pourront être compétents mais la panique qui suivrait la présence de malades infectés par le virus Ebola pourrait bien le laisser sans personne à son chevet. La situation pourrait empirer avec les ONG désireuses de remettre le paquet après le 12 janvier et le choléra…











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