Lundi 24 novembre 2014





ECONOMIE

RECEPAG I clôturé dans le Sud !

Le Nouvelliste | Publié le : 09 juillet 2014

La directrice générale de la Banque Mondiale, Sri Mulyani Indrawati, et le ministre haïtien de l’Agriculture, Thomas Jacques, ont procédé, mardi, à la clôture du projet de Renforcement des services publics agricoles (RECEPAG I) dans le département du Sud. Ce projet a contribué, d’après les bénéficiaires, à l’augmentation de la production de haricots et de maïs dans la plaine des Cayes.

Le projet de Renforcement des services publics agricoles (RECEPAG I) est clôturé dans le Sud. Lancé après le séisme de 2010, RECEPAG I a eu pour objectif principal d’augmenter le revenu de la population rurale à travers un financement de la Banque mondiale (BM). À Levy, une communauté de la première section de Camp-Perrin, ils étaient plusieurs centaines de planteurs à participer à la cérémonie de clôture de ce grand projet. De l’avis du ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, Thomas Jacques, ce programme a enregistré des effets positifs sur les populations bénéficiaires. Avec ce projet, les agriculteurs ont eu l’opportunité de recevoir, à travers un bon approuvé par l’opérateur de service, l’organisation italienne AVSI, des intrants agricoles, des insecticides et des fertilisants. Grâce à RECEPAG, le revenu des pays a nettement augmenté. Les paysans n’ont pas caché leur satisfaction par rapport à un tel projet. Les agriculteurs ont reçu des formations sur des pratiques culturales modernes en termes d’espace et de densité. Cinq millions de dollars américains ont été injectés dans ce projet et, après les inventaires réalisés par l’opérateur de service, les agriculteurs ont reçu en nature 12 000 gourdes par hectares. Cette activité a permis de mettre en valeur un plus grand nombre de superficies dans les régions bénéficiaires. De la production jusqu’à la récolte, tout a été pris en compte. Aussi des techniciens ont-ils été mis à leur disposition. « Le projet paie pour la charrue, pour les intrants et pour les fertilisants », a déclaré Astrimond Carline, responsable de données du projet RECEPAG pour AVSI. Rien que dans cette partie du pays, 3060 agriculteurs ont bénéficié de ce projet. Ce dernier a contribué à doubler le rendement des espaces mis en valeur. Ainsi, la production du maïs et de haricot est en nette augmentation dans la commune de Camp-Perrin au cours des deux dernières années. Jean Saurel Saint-Germain, un planteur de Lévy, a fait savoir que sur la même parcelle de terre, sa production passe de 80 à 180 marmites d’haricots durant les deux dernières saisons. Fort de ces considérations, le coordonnateur du RECEPAG, Hermann Augustin, pense que le projet a fourni les résultats escomptés. Abondant dans le même sens, la directrice de la Banque mondiale, Sri Mulyani Indrawati, pense qu’il serait important de consolider ces acquis. Son souhait est qu’il y ait une gestion effective des acquis afin que cette aide puisse servir à la postérité. Car, laisse-t-elle entendre, ce projet consiste à œuvrer dans l’optique d’éliminer la faim et la pauvreté dans le pays. Les agriculteurs ont profité de la présence des donateurs pour faire l’éloge d’un tel projet. Tous ceux qui ont pris la parole ont exposé les bienfaits d’un tel accomplissement. Par ailleurs, ils ont demandé aux autorités gouvernementales de mettre à leur disposition des usines de transformation afin de favoriser véritablement l’augmentation du revenu de la population rurale, d’augmenter la disponibilité des denrées agricoles sur le marché local et de réduire, à ce niveau, la dépendance alimentaire du pays par rapport à ces proches voisins. Le projet de Renforcement de services publics agricoles (RECEPAG II) est déjà lancé dans le Nord. Une enveloppe plus importante est d’ailleurs mise à la disposition des producteurs. À la différence du RECEPAG I, c’est toute la chaîne de la production qui est impliquée dans cette deuxième phase. Les planteurs du Sud souhaitent bénéficier de cette phase du projet. Thomas Jacques n’a rien promis à ce propos. Mais il s’engage à rester à l’écoute de cette classe. Car, dit-il, la relance de l’agriculture est le chemin à emprunter si l’on veut définitivement sortir le pays de la précarité alimentaire.








AUTEUR
Jose Flecher
jflecher@lenouvelliste.com




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