Vendredi 28 novembre 2014





NATIONAL
Cérémonie de collation de diplômes

Les pionnières d’une expérience de master en sciences infirmières en Haïti

Le Nouvelliste | Publié le : 19 février 2014

« La collation de diplômes de la première promotion des étudiantes de master en sciences infirmières est une première en Haïti », s’est réjoui le recteur de l’Université d’État d’Haïti, Jean Vernet Henry, au Karibe, le mardi 18 février, à l’occasion de la cérémonie du jour au cours de laquelle elles ont accédé au grade de maîtrise en sciences infirmières. En effet, le recteur a salué les douze disciples de Nightingale qui professent depuis des années déjà dans les écoles publiques et privées à travers le pays. Soulignons au passage que les enseignantes sont issues de nos quatre écoles nationales : Port-au-Prince, Cap-Haïtien, les Cayes, Jérémie, deux enseignantes de la Faculté des sciences infirmières/Université publique aux Gonaïves (FASI/UPAG) et deux autres de l’Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH). « Cet événement consacre le couronnement de trois années d’études réalisées aussi bien en Haïti qu’à Boston, aux États-Unis, grâce à un partenariat entre le Regis College, le ministère de la Santé publique et l’Université d’État d’Haïti », a souligné le recteur, expliquant que cette initiative a pris naissance au lendemain du tremblement de terre du 12 janvier 2010. Aussi participe-t-elle de la volonté du MSPP de relever la qualité de la formation de nos écoles d’infirmières et le niveau académique de leurs enseignants tant dans le secteur public que dans le secteur privé. « C’est dans ce sens que depuis plus de deux ans, l’UEH, le MSPP et les dirigeants de l’École nationale d’infirmières de Port-au-Prince (ENIP) ont entamé une refonte du curriculum des écoles d’infirmières publiques pour en faire une formation de quatre ans – débouchant sur une licence et donnant accès à des formations graduées pouvant aller jusqu’au doctorat dans la filière », a poursuivi le recteur. Pour la pérennité de ce programme Le recteur a garanti que l’Etat assurerait la pérennité de ce programme. Dans cette perspective, l’UEH a déjà entrepris « des démarches pour l’intégration définitive de ces établissements affiliés au sein de la principale institution d’enseignement supérieur public du pays », a-t-il soutenu. La directrice des soins infirmiers, Irma D. Bois, a révélé pour sa part, que le Regis College des Etats-Unis s’est engagé à former trois cohortes d’infirmières sur sept ans, dans le cadre d’un programme de maîtrise en deux ans et demi. Axé sur le secteur public, ce projet, qui a démarré en 2011 avec la signature du mémorandum d’entente entre le ministère de la Santé et le Regis College, se fixe comme objectif de former des professeurs en pédagogie, en conception de curriculum et leadership, a encore précisé la directrice. Pour la ministre de la Santé publique, Dr Florence D. Guillaume, ces graduées, les premières à bénéficier de ce programme, ont pour mission, selon « la vision du ministère, d’optimiser la qualité de l’enseignement et des soins infirmiers, en vue d’améliorer la transmission des savoirs et d’assurer un meilleur encadrement des apprenants ». Cet impératif, a-t-elle poursuivi, relève « de la politique nationale de santé élaborée sous l’administration Martelly et le gouvernement Lamothe qui proposent des stratégies novatrices fondées sur l’augmentation de l’accès au service de santé et aux soins de qualité pour la population en général et les groupes les plus vulnérables en particulier. » Tout en soulignant à l'attention des graduées que les soins infirmiers sont tributaires de déterminants forts, tels l’émergence de technologies de plus en plus perfectionnées, la titulaire du ministère de la Santé a salué l’équipe de Regis College pour « leur engagement à vouloir nous accompagner dans cette quête d’un nouveau système de santé unique, équitable, répondant aux besoins de la population haïtienne » Accompagnée de son mari et d’autres membres de sa famille, une diplômée, Christine Neptune, 60 ans, enseignante de carrière, exulte : « Pour moi, c’est le couronnement! On a travaillé très dur au Regis College à Boston et en Haïti. Avec cette nouvelle formation, je dispose d’un outil beaucoup plus performant pour enseigner ».








AUTEUR
Claude Bernard Sérant serantclaudebernard@yahoo.fr




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