Mardi 3 mars 2015





NATIONAL

Ils ont tué l’ingénieur Hervé Déjean

Le Nouvelliste | Publié le : 27 novembre 2013

Un assassinat de plus, un assassinat de trop. Les bandits ne cessent d’endeuiller les familles haïtiennes. L’ingénieur Hervé B. Déjean, un homme réservé, calme et sage, a été assassiné mercredi dans sa résidence privée dans la zone de Tête-de-l’Eau, à Pétion-Ville. Au moment de l’attaque, sa femme a reçu un projectile à la main. Selon un proche de l’ingénieur Hervé Déjean, il faisait encore nuit, mercredi, quand ce dernier a entendu une alarme déclenchée. L’homme et son épouse sont sortis sur la cour de leur résidence pour vérifier ce qui se passe. C’est à ce moment que le (ou les) malfrats a (ou ont) fait feu sur l’ingénieur qui a succombé à ses blessures. Sa femme, qui vit à l’étranger et qui est venue passer quelques jours avec lui, a reçu un projectile à la main. Ledit proche de la famille n’était pas en mesure de dire si les bandits ont emporté des objets à la maison. « Hervé était un homme d’une extrême droiture, sérieux, un professionnel compétent, calme et sage. Il travaillait au Groupe financier national. C’est une véritable perte pour sa famille d’abord », a-t-il dit. Le week-end écoulé, le pasteur Serléus Simon, président de l’Union évangélique baptiste d’Haïti (UEBH), a été retrouvé mort, quelques heures après son enlèvement par des bandits armés dans sa résidence, vendredi soir, à Pernier. La semaine dernière, le professeur d’université Jean Roland Lucien , 73 ans, a été tué au moins de deux balles au dos, à la rue Nazon, à proximité du collège Catts Pressoir. Selon les éléments d’information disponibles, il a été suivi par au moins deux individus armés alors qu’il avait pris place dans un bus de transport public, quelques minutes après avoir effectué une transaction de 30 000 gourdes dans une succursale de la Banque nationale de crédit (BNC), à Lalue. Le même jour, Imorel Belbrun, attaché à la section audio-visuelle du bureau de communication du président du Sénat, a été abattu de plusieurs balles à la rue Pavée.








AUTEUR
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com


Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés

Chaque contribution postée est soumise à modération. Vous pouvez alerter l'équipe du Nouvelliste, d'une contribution qui vous semble ne pas respecter notre charte en cliquant sur le bouton << Voter contre >>, présent sous chaque commentaire. Notre équipe sera automatiquement prévenue et fera le nécessaire.

La charte de moderation












Haut de la page

L'EDITO

Pilotage automatique

Lundi matin, le décès de Sony Estéus, journaliste, animateur, membre de Saks, a frappé la corporation. Avant 1 heure de l’après-midi, on savait déjà que deux manifestations de l’opposition étaient programmées pour cette première semaine de mars. Pour la deuxième semaine, c’est une grève de transporteurs, qui veut mettre le pays à l’arrêt pendant deux jours, qui a été lancée. L’après-midi était encore jeune quand la nouvelle de l’assassinat par balle de l’ancien chef de la sécurité présidentielle Oriel Jean faisait les manchettes. On a aussi appris qu’une délégation du rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti a rendu visite à l’étudiant arrêté, battu et maîtrisé ou maîtrisé, battu et arrêté, la semaine dernière. Toujours pas inculpé,…