Mardi 27 septembre 2016









INTERNATIONAL

Un accord de gouvernement attendu mardi en Grèce

Antonis Samaras, le dirigeant du parti Nouvelle Démocratie, arrivé en tête aux élections législatives de dimanche. Un accord en vue de former un gouvernement de coalition auquel participera le Parti socialiste (Pasok) sera conclu mardi en Grèce, a-t-on appris de source informée au sein de Nouvelle Démocratie (ND).


Un accord en vue de former un gouvernement de coalition auquel participera le Parti socialiste (Pasok) sera conclu mardi en Grèce, a-t-on appris lundi de source informée au sein de Nouvelle Démocratie (ND), formation conservatrice arrivée en tête aux élections législatives. "Nous allons conclure un accord demain et nous formerons un gouvernement", a dit un haut responsable de ND qui a requis l'anonymat. Il a ajouté que le Pasok aurait des ministres dans la nouvelle équipe et a dit espérer qu'il en serait de même pour la Gauche démocratique, petit parti de la gauche modérée. De même source, on précise que la Grèce va demander à la troïka de ses créanciers internationaux d'étaler sur quatre ans et non plus deux les mesures d'austérité prévues pour réaliser 11,7 milliards d'euros d'économies. Il est également prévu d'accélérer et d'étendre les programmes de privatisations. Peu auparavant, le chef de file des socialistes grecs, Evangelos Venizelos, avait appelé à la formation rapide d'un gouvernement sans toutefois dire s'il était parvenu à un accord avec ND. "Le pays a besoin tout de suite d'un gouvernement et les négociations doivent se conclure d'ici demain", a-t-il dit à la presse après avoir rencontré Antonis Samaras, le dirigeant de Nouvelle Démocratie. Pour sa part, le numéro un de la Gauche démocratique, Fotis Kouvelis, a déclaré qu'il soutiendrait sous certaines conditions le gouvernement de coalition. "La Gauche démocratique ne signera pas de chèque en blanc. La formation d'un gouvernement de coalition dépendra avant tout du programme qui aura été approuvé", a-t-il dit après avoir lui aussi rencontré Samaras. MAJORITÉ PARLEMENTAIRE La Gauche démocratique (6,2% et 17 élus) a posé deux conditions: l'abandon des termes "onéreux" du plan de sauvetage et le maintien du pays dans la zone euro. A la demande du président Karolos Papoulias, Antonis Samaras a entamé la lourde tâche de former un gouvernement chargé d'éloigner le risque d'une faillite du pays en appliquant une cure d'austérité draconienne dans un climat social tendu. ND est arrivée en tête aux élections législatives de dimanche avec 29,7% des voix contre 26,9% à la Coalition de la gauche radicale Syriza. Face aux difficultés attendues, le chef de file de ND a appelé à la formation d'une grande coalition mais il a essuyé sans surprise le refus de Syriza de rejoindre un gouvernement favorable au plan de renflouement du pays - une aide de 240 milliards d'euros et un effacement de dette de 107 milliards - en échange de sévères mesures d'assainissement des finances nationales. Grâce à la prime de 50 élus accordée au vainqueur du scrutin, Nouvelle Démocratie dispose de 129 élus contre 71 à Syriza. Avec le soutien des socialistes du Pasok, autrefois tout puissants mais aujourd'hui en lointaine troisième position sur l'échiquier politique (12,3% des voix et 33 élus), Samaras devrait pouvoir s'appuyer sur une majorité de 162 députés à la Vouli, le Parlement monocaméral de 300 membres.











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