Lundi 26 septembre 2016









INTERNATIONAL
COLOMBIE-CONFLIT-GUÉRILLA-JUSTICE-POLITIQUE

Colombie: Santos exclut de toute charge élective les chefs repentis des Farc


Le président colombien Juan Manuel Santos a exclu mercredi toute possibilité pour d'éventuels dirigeants repentis de la guérilla des Farc d'occuper une charge publique élective dans leur pays. Cette décision intervient alors que Congrès colombien examine un projet de loi visant à encadrer la démobilisation des membres de la rébellion marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), dirigées par Rodrigo Londoño, connu sous le nom de guerre de Timoleon Jimenez alias "Timochenko". "Ni Timochenko, ni aucun dirigeant de la guérilla n'aura accès à une charge élective en raison de cette loi", a affirmé M. Santos devant des responsables de l'armée, à l'occasion d'une cérémonie de remise de grades militaires. Le projet de loi, actuellement en débat au Congrès, doit déterminer pour les insurgés acceptant de se livrer aux autorités un cadre légal, qui pourrait se traduire par des dispenses d'exécution de peine, dans un esprit de réconciliation nationale. Ce texte, intitulé "Cadre juridique pour la paix", a fait l'objet de nombreuses critiques, notamment de la part de plusieurs ONG comme Human Rights Watch (HRW), inquiètes de la portée d'une amnistie pour les crimes commis depuis un demi-siècle par les Farc. M. Santos a tenu à écarter la possibilité pour les responsables du groupe rebelle de pouvoir se présenter à des élections, une hypothèse qui avait suscité une forte controverse. "Le projet de loi ne dit rien sur la possibilité d'une participation politique des chefs de la guérilla", a souligné le chef de l'Etat, déplorant que "certains veulent faire croire" le contraire. Le but de cette loi est d'"ouvrir un espace constitutionnel" afin de "permettre une transition vers ce que tout le monde souhaite, c'est-à-dire la paix", a-t-il souligné. Fondée en 1964, la guérilla des Farc, la principale du pays, compte encore 9.200 combattants selon les autorités, malgré une série de revers qui ont divisé ses troupes de moitié en dix ans. Sous la présidence précédente d'Alvaro Uribe (2002-2010), les milices paramilitaires d'extrême droite, groupes illégaux créés pour combattre la guérilla, ont bénéficié d'une loi d'amnistie partielle dans le cadre de leur démobilisation.











AUTEUR
AFP

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