Samedi 29 novembre 2014





NATIONAL

Pour une éducation pratique et moderne

Le Nouvelliste | Publié le : 03 avril 2012

Une équipe de sept professeurs du Massachussetts Institute of Technology a organisé deux journées de formation pour de 54 professeurs de biologie et de physique les 29 et 30 mars 2012. Cette initiative vise à rendre l'éducation plus pratique et plus moderne, selon le professeur de linguistique Michel DeGraff.


Grâce au support de la Fondasyon konesans ak libète (FOKAL) et la Faculté des sciences (FDS), des professeurs d'université et d'écoles secondaires ont pris part à neuf heures de formation en biologie et en physique (22 en biologie et 32 en physique). Cette initiative vise à rendre l'éducation plus pratique et plus moderne. « En mettant des techniques et des logiciels à la disposition des enseignants haïtiens, ce projet a également pour objectif de créer des pédagogies basées sur un système de découverte et de favoriser l'apprentissage par l'expérimentation », selon le professeur Michel DeGraff. « Je réalise que le système éducatif de MIT qui est l'une des meilleures écoles de sciences et de technologie, est très différent de celui d'Haïti, », a fait savoir le professeur DeGraff, regrettant qu'en Haïti on ne forme pas les étudiants pour qu'ils puissent être créatifs. « Cet atelier permettra de mettre à la disposition des professeurs les techniques dont MIT se sert pour produire des hommes créatifs, des inventeurs, etc. », a-t-il déclaré, avant d'ajouter « Nous voulons introduire des techniques basées sur des apprentissages actifs. Les élèves apprendront en résolvant des problèmes, en faisant des expérimentations et en discutant.» C'est un projet qui prendra en compte toutes les disciplines que la MIT enseigne, « mais on commence ainsi pour voir comment on pourra mieux faire la prochaine fois. En ce sens, d'autres rencontres de planification suivront entre des recteurs, des doyens et des professeurs », a poursuivi le professeur DeGraff. « Je suis très content. Les professeurs sont conscients des problèmes. Ils sont convaincus que ces techniques vont aider les étudiants à mieux apprendre. Cela me plaît de voir qu'ils savent qu'ils ont besoin de ces techniques », a-t-il conclu. Vijay Kumar, à travers Office of educational innovation and technology, produit des logiciels éducatifs et réfléchit sur les possibilités d'utiliser les technologies en vue d'améliorer l'éducation et la rendre accessible à beaucoup plus de gens. « Nous sommes en train de réfléchir pour voir comment le MIT peut utiliser les technologies pour aider à promouvoir l'éducation en Haïti », a-t-il informé. D'après M. Kumar, une fois réussie, cette expérience servira de modèle pour d'autres pays dans le monde.








AUTEUR
Gladimy Ibraïme gibraime@lenouvelliste.com




Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés

Chaque contribution postée est soumise à modération. Vous pouvez alerter l'équipe du Nouvelliste, d'une contribution qui vous semble ne pas respecter notre charte en cliquant sur le bouton << Voter contre >>, présent sous chaque commentaire. Notre équipe sera automatiquement prévenue et fera le nécessaire.

La charte de moderation












Haut de la page

L'EDITO

Martelly peut-il ratrapper le temps perdu ?

En invitant la presse internationale à assurer la couverture de l’actualité politique en Haïti cette semaine, les missions diplomatiques occidentales accréditées à Port-au-Prince, appuyées par la Mission onusienne, ont déjà conçu le scénario mettant fin à la crise politique avec ou sans l’adhésion de Michel Martelly. Si les données d’appréciation permettent au président de la République de saisir le sens et la portée du nouveau développement de la conjoncture, aux fins de conclure un accord dans les meilleurs délais avec l’opposition, il fera partie de la solution de la crise. S’il continue à tourner autour du pot, comme il l’a fait pendant les deux dernières années en mettant sur le tapis ses concessions imaginaires, les ambassades peuvent jouer leur partition…