Le logo du Nouvelliste
L'EDITO DU JOUR
par Lemoine Bonneau lbonneau@lenouvelliste.com
La mauvaise gestion des rapports entre le pouvoir exécutif et le Parlement risque de plonger le pays dans une véritable crise de gouvernance. Alors que le Sénat a convoqué le Premier ministre et les membres du cabinet ministériel le mardi 28 mai 2013, le président de la République, par arrêté pris...
UNE
La Une du 25-05-2013
NEWSLETTER
Recevez Le Nouvelliste dans votre email tous les jours
en construction
TICKET MAGAZINE
81 :Visiteurs actuellement sur le site
NATIONAL

CEP
Les conseillers contestés s'effacent, facilitent la tâche à Martelly
Le Nouvelliste | Publié le :12 mars 2013
 Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
Les six conseillers électoraux - désignés par le CSPJ et l'exécutif - au Conseil électoral permanent ont décidé de se retirer. Le chef de l'Etat - qui a déjà en poche les noms des trois prochains représentants de l'exécutif à l'institution électorale - attend désormais que le Parlement lui communique officiellement les noms des siens.
Le Conseil électoral permanent (CEP) est enfin sur la voie d'être fonctionnel. Un CEP avec tous les neuf conseillers électoraux au complet semble pour bientôt. Les (premiers) membres désignés par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) ont décidé, comme le dit le président de la République, de faire un « geste » au profit de la nation : céder leur siège au Conseil électoral permanent afin de trouver une résolution à la crise qui perdure depuis plusieurs mois. Après avoir longtemps insisté sur leur « inamovibilité » pour ne pas abandonner leur poste, Salnave Exantus, Patrick Métellus et Yves Benoît Jean-Marie, contestés, ont décidé de ne plus avancer ce concept comme argument. Aucun des concernés n'a fait cependant de déclaration publique sur le sujet. « J'ai été agréablement surpris quand j'ai réalisé que les membres désignés par le CSPJ n'ont pas exigé beaucoup pour participer à la résolution de la crise (...) Ils ont exigé du Conseil une lettre, je ne dirais pas une lettre d'excuse, mais une lettre dans laquelle le CSPJ reconnaît son tort dans la crise », a expliqué Michel Martelly, visiblement jovial, au cours d'une conférence de presse mardi au palais national, en présence du Premier ministre Laurent Lamothe, des anciens sénateurs Youri Latortue et Joseph Lambert, reconvertis depuis belle lurette en conseillers privés du président de la République. Ladite lettre, le CSPJ l'a communiquée aux conseillers électoraux et une copie a été adressée au chef de l'Etat. Et, contrairement à certaines rumeurs faisant croire que ces derniers réclamaient de l'argent ou d'autres postes, Michel Martelly a indiqué qu'ils n'ont rien demandé pour se retirer. « Les trois membres nous ont promis de se retirer afin que la crise soit résolue au CSPJ », a confié le chef de l'Etat, qui se réjouit de la décision de Salnave Exantus, Patrick Métellus et Yves Benoît Jean-Marie qu'il a rencontrés récemment au palais national. Les trois représentants de l'exécutif au CEP vont également se retirer. Toujours dans le cadre du processus de mise en place du Collège transitoire du Conseil électoral permanent (CTCEP), le président de la République a eu une rencontre de plusieurs heures dans la soirée du lundi 11 mars avec ces derniers. Cette réunion, selon un communiqué, avait pour objectif de prendre en compte l'accord paraphé le 24 décembre 2012 entre les pouvoirs exécutif et législatif eu égard notamment à la possibilité pour l'exécutif de faire le retrait d'un ou de la totalité de ses membres déjà en poste au CEP, s'il le juge opportun. « Tout au long des discussions, qui se sont révélées très fructueuses, les trois conseillers électoraux ont fait preuve de beaucoup d'abnégation et d'esprit d'ouverture, ce qui présage d'une issue heureuse à l'impasse actuelle », se félicite le président de la République. Le président du CEP, Me Josué Pierre-Louis, impliqué dans différents scandales, ainsi que les deux autres conseillers désignés par l'Exécutif, céderont leur place dans les prochains jours à d'autres personnalités dont Michel Martelly n'a pas voulu dévoiler les noms. « Le CSPJ a déjà ses trois nouveaux représentants au Conseil électoral. Les trois noms de l'exécutif sont déjà là, on attend incessamment que le Parlement nous communique les noms de ses représentants », a déclaré le chef de l'Etat. Après plusieurs semaines de discussions, les parlementaires n'arrivent toujours pas à s'entendre sur la désignation de leurs représentants. Toutefois, selon le sénateur François Anick Joseph, Me Néhémy Joseph, ex-membre du CSPJ, et Pierre Simon Georges, secrétaire général de la Chambre basse, ont été retenus pour représenter l'institution au CEP. Le nom du troisième représentant, qui sera probablement une femme, est toujours en discussion.
Valéry Daudier vdaudier@lenouvelliste.com
les commentaires