RAM atteint le chiffre de la perfection avec son 7e album

PUBLIÉ 2018-07-04
Le groupe RAM a reçu le mardi 3 juillet 2018 dans son QG, hôtel Oloffson, la presse et différents tenants du milieu culturel afin de présenter officiellement son 7e disque : « August 1791 ». Toute la cogitation pour accoucher ce nouvel album a pris une année. Une occasion de voir Lunise qui n’apparaît pas souvent devant les caméras.


Ils étaient quatre à prendre place sur la table de conférence : William, Lunise et Richard Morse et Max, batteur du groupe RAM. Certains étaient surpris de voir la chanteuse de RAM rejoindre la troupe, car elle ne se prête pas souvent à de telles entreprises, à savoir parler aux médias. Faut croire que le disque August 1791 en vaut la peine. Même Richard a souligné le fait : « Se pa souvan nou wè Lunise ak tande l k ap pale, se pou nou poze l kesyon ».

Avec 12 morceaux, cet opus est un pur mélange de rythmes folkloriques et de résonance modernes. L’on retrouvera le Petro, Mayi, Ibo, Kongo, Mereng, etc. Ce qui fait la marque caractéristique de RAM depuis le temps que le groupe berce ses fans d’ici et d’ailleurs de ses mélodies. Placé sous le signe de la reconnaissance, « August 1791 » rend hommage à cette grande dame de la culture haïtienne qui a fait sa grande traversée le 4 janvier dernier, Emérante de Pradines Morse. « Tout ce que j’entreprends, que je fais cette année est dédié à ma mère. Je suis de la troisième génération de ma famille, cela relève d’une nécessité », soutient Richard.

Cet album, qui comporte divers textes engagés, tire une fois de plus son inspiration du vaudou, des bouleversements et circonstances politiques qui ont marqué notre histoire de peuple. « C’est une incitation aux Haïtiens à rester attachés à leur racine. Kilti nou se nanm nou, nou pa dwe pèdi l. Et en plus, le titre même du registre est très évocateur et parle de lui-même. C’est à partir de cette grande cérémonie qu’Haïti est née, d’elle va découler notre indépendance », explique Richard Morse, le fondateur et compositeur de RAM.

Dambala eloue, Negrès Katye Moren (qui est une reprise de la composition originale de la regrettée Emérante de Pradines Morse), Otsya, Dominikani pa janm bliye, Seyiko, Sen Jak Majè, Dahomen dakò, Kongo ede m priye, Maleldve, Feray, Senklè gad sa nou wè, Mwen se towo (Ayiti a nou ye), douze titres à explorer après l’acquisition de l’album. En attendant, le groupe entame une tournée promotionnelle qui l'emmènera dans plusieurs villes des États-Unis. 5 juillet 2018 dans le Queens à New York, 6 juillet à Baltimore dans le Maryland, 7 à Washington, 10 au Pensylvania, 12 à Beverly dans le Massachussetts, 14 à Detroit, 15 à Jackson dans le Mississipi pour revenir en Haïti tout de suite après où Port-au-Prince aura sa vente signature le 19 juillet.

Par ailleurs, RAM va faire en sorte d’être plus proche de la presse et des tenants du milieu culturel haïtien, si l’on se tient aux dires de Lunise. « Je fais la promesse de vous mettre au parfum de ce qui se passe au sein du groupe, de ce que nous faisons. Entre les voyages et les prestations, nous négligeons un peu la presse. Nous allons y remédier », augure la lead vocale de la bande. Quant à Richard Morse, ses propos viennent corroborer ceux de Lunise : « Nou tèlman ap jwe toutan ke nou pa toujou gen tan pou nou pale ak laprès. Sa ka men bay enpresyon nou p ap fè anyen apa pèfòme nan otèl la chak jedi ».

Attention RAM, vous êtes suivi à la loupe maintenant !



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