8e sommet sur la finance

La microfinance a le vent en poupe

Publié le 2018-04-10 | Le Nouvelliste

Economie -

En 2017, les institutions de microfinance haïtiennes ont affiché un actif de 23 milliards de gourdes, selon les résultats du recensement (IMF) présentés ce mardi 10 avril 2018, au deuxième jour du huitième sommet international par la Société d’information sociale et économique (SIKSE). Les mêmes résultats montrent que 67 institutions interviennent dans le secteur. En effet, ce recensement qui a reçu le support de l’Agence américaine pour le développement international et du DAI indique que 61 % de ces institutions appartiennent à la Fédération des caisses populaires « Le Levier ».

Environ 10% des institutions sont membres de l’Association nationale des institutions de microcrédit (ANIMH), 21% font partie de l’Association nationale des caisses populaires d’Haïti (Anacaph) et 8% du Konsèy Nasyonal Finansman Popilè (KNFP). Selon Djemsy Fils-Aimé de la BID, 55 d’entre elles sont régulièrement supervisées par la banque centrale. Ce sont des coopératives d’épargne et de crédit. 12 ne sont pas supervisées. Ces dernières sont membres de l’ANIMH ou du KNFP.

Quant à la répartition géographique des bureaux des IMF, 42 % sont représentées dans des zones urbaines, hormis Port-au-Prince, 37% dans les zones rurales, et 20 % à Port-au-Prince. L’actif des IMF a été multiplié par 6 pendant les 10 dernières années. Le réseau de l’ANIMH comprend la plus grande partie de l’actif total des IMF, soit 60%.

« Le secteur des IMF est en pleine évolution », explique Nelson Sylvestre, professeur à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) et statisticien, qui a travaillé sur le recensement dont le rapport final reste encore à publier. « Le pays entier est concerné par les activités de la microfinance. Le secteur de la microfinance a une très bonne couverture du territoire », a fait savoir M. Sylvestre, qui ajoute que les concernés ont bien profité de la santé des IMF.

Les supports reçus par le secteur de la microfinance en Haïti ont été signalés par le professeur Nelson Sylvestre, à savoir: ceux de la Banque interaméricaine de développement (BID), la coopération canadienne, l'Agence française de développement (AFD). Il a songé aussi à souligner la grande difficulté de collecter les données sur le terrain. Il met en avant la performance des IMF, notamment l’augmentation des actifs, le nombre d’emprunteurs et le volume d’épargne dans le secteur.

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