Cinq blessés par balle samedi à Miragoâne

Publié le 2018-03-13 | Le Nouvelliste

National -

Les réactions pleuvent après les actes de violence qui se sont soldé par cinq blessés par balle, samedi à Miragoâne, lors des funérailles du jeune Robenson François, tué dans l'attaque armée perpétrée contre le domicile de Jean-Philippe Amatas le 16 février.

Après la cérémonie religieuse, les personnes qui accompagnaient le cortège ont décidé d'organiser un mouvement de protestation en vue de réclamer justice pour Robenson François, le cousin de Jean Philippe Amatas, proche du sénateur Nènel Cassy. Ils ont dressé des barricades sur la nationale #2, précisément à Berquin et au carrefour Desruisseaux.

La situation qui a dégénéré au moment où les forces de l'ordre tentaient de débloquer la circulation au niveau de carrefour Desruisseaux. Mécontents, des civils s'en sont pris aux policiers, explique le juge de paix Evanel Pierre, qui dit rapporter les propos du commandant de l'UDMO. Des tirs se faisaient entendre et la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule alors que le cerceuil se trouvait au milieu de la rue. Résultat : 5 personnes, dont 4 agents de l'Unité départementale de maintien d'ordre (UDMO) et un journaliste de Radio Télé Timoun, ont été blessées par balle.

Inervenant sur ces incidents, le délégué départemental des Nippes dit les condamner avec la plus grande rigueur, pointant du doigt, sans citer de noms, des parlementaires qui, dit-il, avaient fait des menaces et des incitations à la violence après l'attaque du domicile de Jean Philippe Amatas. Des flèches qui semblent viser le sénateur Nènel Cassy, d'autant que ce dernier a été le premier à intervenir dans la presse après le forfait qui visait la résidence de son bras droit.

« Le département des Nippes a connu de nombreux sénateurs par le passé mais ceux-ci ne nous ont pas laissé la violence comme héritage », soutient le délégué Guyvard Labbé, citant en exemple les anciens sénateurs Edgard Leblanc Fils et Jean William Jeanty.

« Les policiers sont là pour protéger mais aujourd'hui, ce sont eux qui sont victimes de violence », regrette M. Labbé, indiquant que ça aurait pu être pire n'était la compréhension et la discipline des agents de l'ordre. Appelant les incitateurs à la violence à se ressaisir, le représentant de l'exécutif exhorte le Parlement à avoir un regard soutenu sur les agissements des représentants du département des Nippes et de prendre les dispositions nécessaires pour juger tout parlementaire qui serait impliqué dans ce qui s'est passé samedi au carrefour Desruisseaux.

« Une telle situation doit révolter tout citoyen, quelle que soit son appartenance politique », estime pour sa part le sénateur Denis Cadeau, qui s'exprimait en marge d'une rencontre lundi avec le directeur général du ministère de l'Intérieur autour des actions de la Caravane du changement de les Nippes.

« 4 policiers ont été attaqués par des bandits sans foi ni loi », poursuit l'élu de Bouclier, présentant ses sympathies à l'institution policière. Il souligne la nécessité pour que la justice règne dans le chef-lieu du département des Nippes afin de permettre aux habitants de cette commune de vivre dans la paix.

Yoco Lortéus ylorteus@gmail.com Auteur
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