Coopération/Entreprise/Formation

Le FCIL et Ecocom viennent en aide à des groupes minoritaires

Publié le 2018-03-09 | Le Nouvelliste

Economie -

Depuis octobre 2017, près d’une centaine de bénéficiaires prennent part à des séances de formation en création et gestion d’entreprise, en leadership, en sérigraphie textile, en macramé... Le projet est financé par le Canada à partir des Fonds canadiens d’initiatives locales (FCIL) et fixe cinq priorités.

L’idée est venue d’un des membres de la communauté LGBTI (lesbiennes, gay, bisexuel, transsexuel et intersexe) qui ont pris part à une séance de formation organisée par Ecocom. La personne en question s’est demandé pourquoi une telle minorité ne peut pas accéder à une formation dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la gestion d’entreprise, la sérigraphie textile et saisir du même coup d’autres opportunités économiques.

« Au début, ça a été difficile, de prendre contact avec les groupes. Il y a eu des réticences en raison même du fait que la firme Ecocom n’avait pas l’habitude de travailler directement avec la communauté LGBTI », a déclaré le gérant responsable d’Ecocom, Anténor Louissaint. Par la suite, s’est-il rappelé, les gens ont compris la démarche. Certaines organisations qui avaient promis de renvoyer leurs membres n’ont pas respecté leurs promesses, mais cela n’a pas empêché à près de 100 personnes de prendre part aux séances de formation.

Le gérant responsable de la firme Ecocom, Anténor Louissaint, a fait savoir que le mois mars va marquer la fin du projet qui a débuté en octobre 2017. Cette firme qui existe depuis six ans a déjà travaillé avec de nombreuses institutions tant privées que publiques dont des mairies et plusieurs ONG.

« Tout moun se moun ». Cet adage tiré du quotidien haïtien traduit bien la philosophie du gouvernement canadien. De l’avis de Marie Eve Castonguay, première secrétaire politique de l’ambassade du Canada en Haïti, le Canada s’inscrit fièrement dans cette démarche de respect des droits humains. Du respect, rien que du respect tout simplement, insiste-t-elle.

« Nous demandons à des organisations de nous soumettre des propositions de projets. Ces derniers seront évalués afin de sélectionner les bénéficiaires du Fonds, Ecocom a répondu à l’appel du fonds 2017-2018 », a fait savoir Marie Eve Castonguay. C’est ce qui explique que c'est cette entreprise qui dirige la formation. Le FCIL est mis en œuvre dans l’ensemble des pays éligibles à l’aide au développement du gouvernement canadien. Le projet coûte au total 35 000 dollars canadiens, le FCIL a fourni 27 620 dollars et la firme Ecocom a fourni la contrepartie.

Le projet a aussi soutenu un concours de plans d’affaires. Ledit projet donne libre cours à un esprit de créativité. Les participants réalisent des bracelets, des tours de cou, des sandales, et autres utilités quotidiennes. Les discussions, les échanges entre les participants en plein apprentissage traduisent une certaine disposition à s’approprier les différentes matières. Un des apprenants affirme clairement son désir de prendre part à des foires artisanales notamment la foire agro-artisanale du 1er mai au Champs de Mars.

Ecocom qui a déjà formé des couples dans le domaine de l’entrepreneuriat vise les groupes ou organisations sans discrimination aucune. Les responsables de la firme ne comptent pas s’arrêter en chemin.

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