Commercialisation de l’offre mobile en 4G : le Conatel assume- t-il sa responsabilité ?

Si les deux compagnies de téléphonie mobile se vantent, à travers des spots, d’être des opérateurs 4G, le Conatel (Conseil national des télécommunications) ne reconnaît toujours pas avoir octroyé à l’une comme à l’autre une licence pour commercialiser la 4e génération des standards pour la téléphonie mobile.

Publié le 2018-03-08 | Le Nouvelliste

Economie -

Participant à une cérémonie organisée par le Conatel pour marquer la Journée internationale des droits de la femme, ce jeudi à l’hôtel Le Plaza, le directeur général de l’organisme régulateur du secteur des télécommunications, Jean David Rodney, a affirmé une fois de plus qu’il n’y a aucune compagnie de téléphonie mobile ayant une licence pour exploiter la 4G en Haïti. Il s’est réservé le droit de confirmer si la 4G est réellement offerte par les deux opérateurs de la place.

« Il y a deux compagnies de téléphonie mobile qui avaient produit une demande de licence depuis deux ans auprès des autorités étatiques. Cette demande leur a permis de bénéficier d’une période de grâce pour tester la 4G », a expliqué Jean David Rodney. Le D.G. du Conatel a fait savoir que des négociations devraient être entamées à un certain moment pour déterminer le coût de la licence ainsi qu’un cahier des charges qui va avec.

Le Directeur général du Conatel revient sur le contrat passé entre l’État haïtien et la Digicel qui occupe la plus grande part du marché des télécommunications en Haïti. « Il y a dix ans de cela, la Digicel avait obtenu une licence grâce à son droit d’entrée dont le coût est estimé à 30 millions de dollars, a déclaré Jean David Rodney. Elle a payé 25% de ce montant à la signature du contrat et devrait verser le reste sur une période de 7 ans. C’est donc l’année dernière que la compagnie a fini d’honorer son engagement envers l’État haïtien. »

À ce propos, le directeur général du Conatel a exprimé des doutes sur l’existence d’un cahier des charges au moment où la Digicel acquérait son droit d’entrée. Pour lui, s’il y en avait un, il n’a pas été respecté. Il a appuyé ses dires sur le manque des infrastructures de télécommunication dans le pays. Jean David Rodney a promis qu’il va veiller à ce que la licence 4G soit délivrée avec un cahier des charges obligatoire.

« Nous avons un système de télécommunication très défaillant et déficient, déplore le directeur général du Conatel. Tous les clients se plaignent de la mauvaise qualité des services. Des reproches sont adressés à l’organisme régulateur en ce qui a trait à la protection des consommateurs. Les prestations de service d’Internet sont au rabais. »

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