Jacques Lionel Désir, mission accomplie

Publié le 2018-02-08 | Le Nouvelliste

Sport -

L’intègre et compétent agronome et économiste Jacques Lionel Désir a fait le voyage pour l’orient éternel le 2 février dernier. Homme de principes et de parole, méthodique, sans rancœur, Lionel Désir était un pacifiste qui respectait toujours ses semblables.

Pendant des décennies, il a su mettre toute son énergie, ses connaissances, son expérience, son savoir-faire au service de la communauté et surtout les jeunes de ce pays. A l’Excelsior, son club de cœur, qu’il a dirigé durant une dizaine d’années, il encourageait les pratiquants à s’adonner à leurs études. Il disait toujours que « le foot, c’est pour un temps, un métier c’est pour la vie. »

Lionel croyait dans la formation des jeunes dans tous les domaines.

En plein embargo, en 1993, il avait mis sur pied avec son complice et camarade de promotion, l’agronome Saint-fort Dadaille, une école de football.

L’ancien directeur général du ministère du commerce et de l’industrie et ex- secrétaire général de la FHF était un multidimensionnel, un rude travailleur. Il savait écrire en quelques jours des tonnes de documents bien charpentés.

L’agronome Désir connaît les moindres coins et recoins du pays à la recherche de talents. Il avait à sa charge l’écolage de nombreux jeunes, étudiants à l' université ou élèves en classes secondaires. Les loyers étaient aussi de la partie.

Il allait aussi rendre visite aux parents de footballeurs et même faire don d’un petit business pour alléger le quotidien.

On ne peut pas compter le nombre de fois qu’il a été premier témoin de nombreux mariages de footballeurs.

Professeur à l’école normale supérieure, il disait qu’un professeur ne doit jamais abandonner la chaire et la craie. Il adorait enseigner et prenait goût à la transmission du savoir.

Lorsqu’il corrigeait les feuilles d’examens, il le faisait comme un père qui prenait soin de son bébé. Et, quand il tombe sur une copie de qualité, il s’extasie. Par contre, si c’est le contraire qui se produit, il entre en dialogue avec l’étudiant pour savoir ce qui s’est passé et l’encourage à faire plus d’efforts. Les sorties académiques étaient une autre facette de son savoir-faire. Au-delà du professeur, il y avait l’humain, le père de famille. Lionel était une espèce rare.

Il ne faut pas croire qu’il était sans défaut. N’était-il pas aussi un homme avec nos forces, nos faiblesses et nos émotions ?

Jacques Lionel Désir a eu un parcours exemplaire et riche en enseignements tant du point de vue professionnel, familial que comme dirigeant sportif. Au temps où l’on se cherche, où les bons repères font défaut dans une société en panne de modèle positif….il a été utile à la société. Mission accomplie. Il peut partir avec l’esprit en paix, la tête haute et la conscience tranquille. Bonne route, mon ami.

Smith Nicolas Auteur
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