Vol de dossiers au parquet de Miragoâne, le gardien du bâtiment est sous les verrous

Publié le 2018-02-09 | Le Nouvelliste

National -

Le commissaire du gouvernement de Miragoâne, Me Kensly Benjamin, a informé, mercredi, qu'il a fait procéder à l'arrestation samedi dernier de Jean-François Bienhéus pour son implication présumée dans le cambriolage du parquet . Le gardien du bâtiment, monsieur Bienhéus, avait pris la fuite tout de suite après le dernier cambriolage, soutient le commissaire du gouvernement du ressort, Me Benjamin, indiquant que le dossier sera transféré au cabinet d'instruction pour les suites de droit.

En effet, des individus non identifiés seraient entrés par effraction au parquet de Miragoâne dans la nuit du 21 au 22 et du 25 au 26 janvier 2018, et ont emporté un classeur comportant des dossiers importants notamment celui relatif au débarquement de façon illégale d'une cargaison d'essence au port de Miragoâne, avons-nous appris. Un dossier qui a fait couler beaucoup d'encre. Des personnalités, dont les directeurs de la douane et de l'APN de la région, ont été interpellées.

Linformation concernant le vol des dossiers audit parquet n'a été confirmée par les autorités judiciaires de la région qu'après environ une semaine. Quelques jours après, soit le 31 janvier dernier, le classeur a été retrouvé vide dans les parages du bâtiment logeant le parquet.

L'enquête diligentée sur ce dossier fait son chemin, à en croire le chef du parquet, précisant que les membres du personnel de l'institution ont déjà été entendus. Le commissaire Kensly Benjamin, qui a refusé, à maintes reprises, de répondre aux questions des journalistes sur cette affaire, assure que les coupables seront appréhendés et punis selon les prescrits de la loi.

Parallèlement, l'avocat de Jean-François Bienhéus, maître Milot Castin, réclame la libération de son client. « C'est une arrestation illégale et arbitraire », insiste l'homme de droit qui croit que son client écroué au commissariat de Miragoâne n'a rien à voir avec ce qui s'est passé au parquet. « Les vrais coupables traînent encore dans les rues et ceux-ci sont connus des autorités», avance maître Castin qui envisage d'emprunter toutes les voies légales pour forcer les autorités à entendre sa voix.

Yoco Lortéus ylorteus@gmail.com Auteur
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