Quand la xénophobie de Donald Trump déshonore les Etats-Unis

Publié le 2018-01-12 | Le Nouvelliste

Editorial -

Moins de vingt-quatre heures après les propos racistes du président américain tenus jeudi, lors d’une réunion à la Maison-Blanche, rapportés par la presse de son pays, les réactions se multiplient à travers le monde. Partout ailleurs, aussi bien qu’aux Etats-Unis, c’est la consternation. Ses propos désobligeants lancés contre les Africains et les Haïtiens, en raison de la couleur de leur peau et du sous-développement qui caractérise leurs pays, lors des discussions avec des congressmen américains sur l’élaboration d’une nouvelle loi sur l’immigration, dénotent sa haine de cette race d’hommes. Depuis son investiture à la Maison-Blanche le 20 janvier dernier, Donald Trump, à travers ses interventions intempestives, dans les médias et sur les réseaux sociaux, n’a pas toujours réagi au bon moment ni dans les limites de ses prérogatives comme président de la plus grande démocratie à travers le monde.

Considéré comme un personnage légendaire aux yeux des Américains et face au monde moderne, le président américain, une fois investi dans ses fonctions, se soumet aux normes et principes qui le distinguent dans son mode de vie comme le premier des Américains et, par ricochet, le premier du monde. Contre toute attente, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche change l’ordre des choses. Contournant la bureaucratie qui, pendant longtemps, fait le succès des différents chefs d’Etat qui se sont succédé, le milliardaire multiplie ses interventions sur Twitter sans l’assentiment de ses conseillers sur des dossiers aussi sensibles que stratégiques. Faisant fi de l’histoire, de la littérature et de tout ce qui a contribué à la grandeur et à la prospérité des Etats-Unis, ce chef de l’Etat hors du commun va, sans nul doute, continuer à les ignorer.

Il est assez difficile de déterminer comment et pourquoi les Américains n’avaient pas anticipé sur le comportement de Donald Trump comme président des Etats-Unis ? Dans d’autres pays, des études réalisées par des firmes spécialisées permettent de déterminer les attitudes et comportements de certains candidats à la présidence. Tenant compte de sa façon de se comporter comme président des Etats-Unis depuis son investiture, Donald Trump est capable du pire. Depuis jeudi, il est considéré mondialement comme un vulgaire président américain. Au lieu de reconnaître ses erreurs et présenter des excuses pour les torts causés aux Haïtiens et aux Africains, en raison de ses propos malveillants, il préfère camoufler.

Avant la fin de son mandat, pendant combien de fois aura-t-il à s’attaquer ou à utiliser un langage vulgaire à l’endroit de personnalités jugées méprisantes ? Comment sera l’image de la première puissance mondiale à la fin du mandat de Donald Trump ?

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