Steeve Khé, Smoye Noisy et Mèt fèy vèt honorés par IFALADAH

PUBLIÉ 2018-01-12
Dans la nuit du 10 janvier 2018, la terrasse de l’hôtel Best Western a accueilli une soirée au cours de laquelle Steeve Khé, Smoye Noisy et Harry Nicolas (Mèt fèy vèt) ont été récompensées par la jeune association IFALADAH pour leur contribution à la culture haïtienne. Entre slam et interprétations musicales, l’ambiance a été des plus amicales, sous les salves d’applaudissements de ceux qui avaient fait le déplacement.


La culture haïtienne est marquée par l’empreinte d’une pléiade de musiciens, d’acteurs, de paroliers, de compositeurs ou encore d’initiateurs d’activités louables qui resteront dans les annales. Avec ces contributions d’une grande noblesse, ceux-ci méritent tous les honneurs du monde. Néanmoins, il n’en est pas toujours ainsi, car souvent ils ne récoltent les lauriers qu’une fois six pieds sous terre. Donc, ces géants sont rarement récompensés de leur vivant.

IFALADAH, l’on aurait cru à un sigle. Mais non ! Ce mot indique de préférence le lieu où tout a commencé dans la spiritualité, afro-genèse. En effet, cette association opère dans l’ombre depuis déjà deux ans. Mais aujourd’hui, elle espère se faire un nom dans le monde de l’évènementiel avec une touche d’originalité, qui consiste principalement à organiser des soirées dans le but de rendre hommage à des artistes haïtiens. « Nous voulons nous démarquer en proposant un nouveau concept en ce qui concerne les soirées. Nos artistes méritent d’être honorés et c’est ce que nous allons faire », a indiqué la fougueuse Junie Rod’s Forza, la porte-parole de l’association.

Au dire de Junie Rod’s Forza, la diversité sera aussi leur fer de lance, car au sein de l’équipe, ils préparent des bouteilles décoratives d’une allure locale qui illustre leur engouement pour le monde artisanal. De fait, dans un futur proche, il est fort à parier qu’on va entendre parler des prouesses de ce nouveau team qui promet déjà d’en mettre plein la vue aux publics. Derrière ce projet ambitieux se cachent cinq jeunes femmes issues de la communauté universitaire. Junie Rod’s Forza, Olgine Jean, Mattu Schelah Antoine, Karinine Azemar Pean et Rod Athalie Déborah.

En ce qui concerne leur première soirée ouverte au public, celle-ci a été assez modeste mais il n’en demeure pas moins que ce fut un succès. Après les rimes affriolantes des slameurs sur place, l’association a décerné une plaque d’honneur à Steeve Khé et des certificats d’honneur et mérite à Smoye Noisy et Harry Nicolas.

Interrogé après la soirée, Steeve Khé, ému, peinait à trouver les mots. « C’est une initiative louable et qui m’a surpris, car, en Haïti, on rend rarement hommage à ceux qui s’adonnent à la culture haïtienne. J’espère que ces jeunes feront leur bout de chemin avec cette entreprise. Je les félicite et je me sens honoré », a affirmé le chanteur, un peu secoué par les innombrables soirées où Djakout #1 était à l’affiche.

Quant à Smoye Noisy, son bonheur était à son paroxysme en lieu et place de l’honneur. « Ce genre d’activité se doit d’être réalisé en l’honneur de ceux qui ont apporté leur contribution à la société. Ce prix me va droit au cœur et me donne l’impression que mes réalisations au fil des ans n’étaient pas inutiles », a-t-il confié. Par ailleurs, il ne cache pas sa joie d’avoir été honoré aux côtés de ses confrères. « L’avenir qui se dessine est assez prometteur », a expliqué l’acteur, optimiste.

Pierre Michel André pierremichelandre@gmail.com



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