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Le marché du football féminin haïtien s’élargit

Le marché du football féminin mondial pourrait s’élargir car d’autres championnats professionnels de football féminin viennent d’être lancés. D’où la volonté d’améliorer la formation et surtout encourager les pratiquantes de football féminin à mieux travailler.

Publié le 2018-01-10 | Le Nouvelliste

Sport -

« Colombie, Mexique, Uruguay, Brésil, Costa Rica, Chili sont autant de pays qui viennent de lancer des championnats féminins de football féminins pros. Nous pouvons donc et devons trouver une issue pour les jeunes filles de football féminin », le président de la Fédération haïtienne de football est formel. C’est l'une des raisons qui ont poussé l’instance qu’il dirige à mettre l’accent sur l’amélioration de la formation.

« Nous avons voulu les encadrer avec ce que nous avons de plus expérimenté pour qu’elles aient le plus de chance possible de compléter leur formation. Avec Wilner Etienne (ndlr. le directeur technique national) et Marc Collat (ndlr. le nouveau sélectionneur) je t’avoue qu’elles ont beaucoup appris tactiquement et ont progressé dans le domaine de la maîtrise du jeu, de la fermeture des espaces, du choix des intervalles, du jeu de tête, des duels, du changement de rythme alors qu’elles sont bien et avancées athlétiquement », explique-t-il.

Et sur le travail de son DTN qui avait entamé le travail de préparation en début d’année, il ajoute : « Wilner avait vraiment bien travaillé durant les fêtes et Collat insiste beaucoup sur la mise en place tactique, la possession de balle et l’agressivité des athlètes ».

Touchant la préparation physique des jeunes footballeuses vu que c’est une année féminine en catégorie jeunes, Yves Jean-Bart précise : « Nous recherchons deux personnes qui ont envie de vivre en Haïti comme Michel Richard. Nous sommes en pourparlers avec l’ancien préparateur physique de Monaco, Sébastien Villa Lopez en vue d’essayer de mettre en place une école de préparation physique en Haïti. Nous n’avons aucun club ayant un préparateur physique et ce n’est pas normal. Aujourd’hui le football professionnel est exigeant. Par exemple, Nérilia Mondésir est essayée à divers poste, alors qu’elle a toujours été attaquante. Parce que pour être un attaquant complet il faut savoir défendre d’abord et quelquefois c’est un marquage qui permet de récupérer le ballon pour lancer le contre et inscrire le but », continue-t-il.

L’ambition est donc de placer le plus de joueuses possibles sur le marché international, histoire de leur permettre non seulement d’acquérir de l’expérience, mais aussi de réussir une carrière professionnelle même s’il reconnait que les filles qui sont en stage en France, si elles sont retenues, ne vont pas surtout débuter une carrière pro. Elles auront une licence de footballeuse leur permettant d’évoluer avec la formation de 2e division et bénéficieront des moyens pour étudier là-bas. Pour son premier match, Batcheba a réussi un triplé mais en évoluant surtout avec la catégorie U18 en amical. Elle devrait, munie de sa licence, pouvoir jouer son premier match avec le groupe le 14 janvier en compétition.

Enock Néré
Auteur
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