EXPOSITION/PHOTOGRAPHIES

Visages au Festival international de jazz de Port-au-Prince

Avec Visages, le photographe Grégory Jean-Baptiste apporte une valeur ajoutée au Festival international de jazz de Port-au-Prince. Une galerie non exclusive à l’élite et virtuoses émergeants du jazz sera ouverte au 19 au 31 janvier 2018, au Café 36, Pétion-Ville. Treize jours pour mettre des visages sur des noms.

Publié le 2018-01-10 | Le Nouvelliste

Culture -

À l’espace Café 36 de l’hôtel La Lorraine et le temps de la quinzaine du Festival international de jazz de Port-au-Prince, les photographies de Grégory Jean-Baptiste s’exposent en formats divers et noir et blanc. De 1993 à l’année dernière, le photographe québécois d’origine haïtienne a pris des milliers de clichés de musiciens sur scènes, dans les coulisses, pendant et après leur prestation.

De ces photographies pleines de réalisme, Grégory Jean-Baptiste en a choisi une vingtaine pour une exposition adjacente à la douzième mouture du Festival international de jazz de Port-au-Prince. "Visages" – titre de l’exposition – témoigne, dit-il, « l’ouverture d’esprit et l’éclectisme des organisateurs du Papjazz. Elle est aussi un clin d’œil à plusieurs générations de musiciens haïtiens et étrangers ayant fait vibrer les foules dans les Caraïbes et ailleurs ».

Les dix-huit clichés sont quasiment en noir et blanc et varient entre 8x10 pouces et 24x36 pouces. Des photographies en noir et blanc pour rester dans l’intemporel. Ça ne vieillit pas. Cela colle aussi à l’image des musiciens de jazz. Les photographies que l’espace Café 36 attend ne sont pas exclusives à l’élite et les virtuoses émergeants du jazz, prévient l’exposant. « J’ai inséré quelques artistes de courants musicaux divers comme le classique, la musique racine, etc. Tous les festivals de jazz à travers le monde tendent de plus en plus la main aux autres genres musicaux », a expliqué le photographe de carrière.

Visages est une valeur ajoutée au Festival international de jazz de Port-au-Prince. Cette exposition, à laquelle s’associe le Centre international de documentation et d'information haïtienne, caribéenne et afro-canadienne (CIDIHCA), « présente des moments de grande intimité impossible à noter par le public pendant une prestation en direct. L’artiste est généralement isolé sur scène dans des moments de concentration, d’extase voire de transe », poursuit Grégory Jean-Baptiste. Ce dernier est connu à Montréal pour la qualité de ses œuvres. Collaborateur de CIDIHCA, il a exposé, en août 2013, à la Tohu, des œuvres inspirées de l’esthétique vodou.

G.C. Auteur
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