T-Vice, Nu Look, Sweet Micky, le trio d’enfer de la fin de 2017

PUBLIÉ 2018-01-04


Pour clore 2017 en beauté, le rendez-vous était à Tara’s, dans la nuit du 31 décembre allant au 1er janvier 2018. Les groupes T-Vice, Nu Look et Sweet Micky ont su calmer le froid qui semblait engourdir les jambes de plus d’un, tant par leur voix, que par l’animation hors pair délivrée à un public qui a eu du mal à garder son siège. L’espace a accueilli une foule de gens, venue danser au rythme de ce genre musical dont la paternité revient à Nemours Jean Baptiste, le compas. Roberto Martino, Arly Larivière, Michel Martelly, ces trois personnages qui se sont servi habilement de la scène de Tara’s pour faire un chaleureux adieu à l’année 2017, et faire du même coup le bonheur de l’assistance.

L’odeur enivrante du champagne sur la plupart des tables, le tohubohu des discussions de tout genre de l’assistance, le déclic des caméras pour la prise des photos, voilà l’ambiance dans laquelle le groupe T-Vice a entamé cette soirée-compas. Jeunes et vieux ont rejoint le devant de la scène pour entonner avec le chanteur du groupe ses différents morceaux, et de nombreux couples ont foulé la piste pour exercer des pas de danse au rythme entrainant des musiciens. L’artiste a mis fin à sa prestation avec son fameux tube « Elikoptè a », titre de sa meringue carnavalesque de l’année 2002, et a cédé sa place à Arly Larivière, surnommé depuis quelque temps « nèg plenyen an ».

Le public semblait avoir soif de la prestation d’Arly Larivière. Tandis que certains faisaient tournoyer leur partenaire au rythme de ses chansons, d’autres entonnaient avec lui, en chœur, les paroles des différents tubes qu’il a repris ce soir-là. "Is it real", "Wasn’t meant to be", "Until when", ce sont là les titres avec lesquels le chanteur a enflammé la foule, avant d’interpréter avec l’ex-président d’Haïti, surnommé aussi le président du compas, leur récent morceau intitulé « Mèt ke w ». Un tandem de choc, qui a joué sous les regards admiratifs des fans.

Sa femme lui servant de vidéographe et ses enfants le regardant jouer avec passion, le chanteur, musicien et ex-président d’Haïti Michel Martelly a cartonné dans ses prestations. Avec sa voix lancinante, ses doigtés précis sur son orgue, il a suscité un plaisir proche de l’euphorie chez ses fans. C’est avec ferveur et une pointe de perversité que les friands de compas ont lancé la réplique à la phrase connue de tous « Sa k pa konn Micky, men Micky… ».

Entre les différentes prestations des trois groupes et les rythmes entraînants du DJ de la soirée, on peut dire que ceux qui ont pensé à tirer les rideaux de cette année ont réussi leur coup.

Darline Honoré Darlinehonore1324@gmail.com



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